Ski - Alpinisme
alpinisme
Escalade
Randonnée
Canyon

Actualité

Bienvenue sur le site du comité départemental 64 de la fédération française de la Montagne et de l'Escalade

Partenaire de la FFME : la ligue Nouvelle-Aquitaine  http://na.ffme.fr/

 

Actualité  

Margo Hayes et Paige Claassen au sommet de « KRYPTONITE », 9A

Margo Hayes dans "Kryptonite" | © Matty Hong. 

Les deux américaines, Paige Claassen et Margo Hayes viennent de réaliser « Kryptonite », le premier 9a des US ouvert par la légende Tommy Caldwell en 1999. Il s’agit respectivement pour Margo et Paige de la première et seconde ascension féminine de cette ligne endurante de 40m.

Pour rappel, Paige et Margo n’en sont pas à leur coup d’essai en terme de difficulté extrême… « Kryptonite » constitue le 3ème 9a de Paige, tandis que Margo a déjà réalisé de grosses performances en 9a+ avec les classiques de « Biographie », « La Rambla » et « Papichulo ».

Article publié le 03 juillet 2020

 


 

 

« SOLIDE! », Le nouveau livre de Romain Desgranges dédié à l'entrainement.

 

C’est le nouveau livre d’escalade écrit par Romain Desgranges et paru aux Éditions Paulsen-Guérin, le 18 juin.
25 ans d’entraînement à haut-niveau, à raison de deux séances journalières. Soit plus de 219 000 heures passées à s’entraîner, pour atteindre le plus haut-niveau en escalade. Alors quand Romain Desgranges, multiple champion de France et d’Europe et vainqueur de Coupes du Monde, décide de raccrocher ses chaussons de compétiteur, il prend la plume. Et c’est bien entendu pour parler de ce qu’il affectionne le plus: l’escalade et surtout, l’entraînement.Tout comme le furent ses objectifs sportifs tout au long de sa carrière, le pari que s’était fixé Romain à travers l’écriture de cet ouvrage était audacieux: mettre à profit toutes ses années d’entraînement, dans un livre qui soit accessible à tous. Du grimpeur évoluant dans le 5ème degré jusqu’au compétiteur acharné rêvant de porter le maillot bleu. Du grimpeur débutant faisant ses premiers pas dans le milieu de l’escalade, à celui qui croit déjà tout savoir en terme d’entraînement.Et le résultat de ce livre est à l’image de sa carrière sportive: réussie ! Complet, sans prétention et rempli de tout un tas de bonnes choses. Le pari est gagné. Grâce à un format complètement original, nous sommes noyés au beau milieu des paroles de Romain, de ses témoignages, de son expérience et de ses anecdotes. Les pages défilent et semblent se tourner sans que l’on s’en rende compte.
© Romain Desgranges
Mais alors comment parler d’entraînement pendant 256 pages, en s’adressant à tout un panel de grimpeurs aux profils si variés, sans être noyé au milieu de données scientifiques, de temps de repos, de nombre de séries et de répétitions ! Comme le rappelle si souvent Romain, "il n'y a pas de recette miracle". Chaque parcours est unique. Chaque grimpeur a des qualités et des points faibles bien particulier et des objectifs propres.Alors, Romain a plutôt fait le choix de proposer tout un tas d’ingrédients, pour que chacun puisse y piocher ce qu’il veut.
Ingrédients d’entraînement pour progresser en escalade

Le livre se divise ainsi en trois parties:
 

Un abécédaire

Plus de 200 mots référencés et expliqués par le chamoniard. Ce ne sont pas de simples définitions, mais plutôt des mots qui renvoient à des situations particulières, qui peuvent aider chaque grimpeur. Des mots qui sont bien souvent accompagnés d’anecdotes, qui font sourire, réfléchir.

« Autopsy ». 
À travers ces pages, Romain nous amène à nous questionner, à prendre du recul sur notre propre profil de grimpeur. Pour apprendre à nous connaître, à établir des objectifs, à dresser notre portrait-robot de grimpeur… Cela nous amène à prendre du recul sur nous-même, à se poser les bonnes questions. Grâce à ses pages, Romain nous aide à identifier les bons ingrédients dont on a besoin.
Les pages « Autopsy », pour apprendre à mieux se connaître et ainsi progresser dans la bonne direction
 
Interviews.
L’ex-capitaine de l’équipe de France est allé à la rencontre de près d’une vingtaine de personnes qu’il affectionne tout particulièrement: des grimpeurs, tel qu’Adam Ondra, Alex Megos, Margo Hayes ou encore Julia Chanourdie, mais aussi des entraîneurs internationaux, préparateurs mentaux, kinés… Ces personnalités nous apportent leur propre vision de l’entraînement, pour nous faire comprendre qu’il n’y a pas que la taille du biceps qui compte.Une lecture agréable, où l’on fait le plein de motivation. Ces trois parties ne sont pas indépendantes et se mélangent au fil des pages, ce qui rend la lecture distrayante et variée.Les dessins de Flore Beaudelin égayent le livre. L’illustratrice avait déjà travaillé avec Romain sur son premier livre, "So High"«  qui relatait sous forme de bande dessinée le parcours sportif du chamoniard. Elle reprend son crayon de nouveau pour illustrer « Solide! » rendant le livre très agréable à lire. Ses dessins prêtent même à sourire, avec parfois une pointe d’humour, qui rend la lecture très plaisante.Lors de la lecture de ce livre, notre dose de motivation augmente considérablement. Plus d’une fois, on a envie de poser le livre sur le coin de la table pour mettre immédiatement en pratique les conseils de Romain. Parfois même, nos mains deviennent moites juste à la lecture de quelques phrases, poignantes pour le commun des grimpeurs. Des petites citations au sommet des pages renforcent notre motivation
L’impact de ce livre sur notre motivation est assez spectaculaire
Un livre rempli d’ingrédients pour que chaque grimpeur établisse sa propre recette.
En conclusion, ce livre se doit d’être dans la bibliothèque de tout grimpeur en quête de progression ! Bien loin d’être réservé seulement à une catégorie de grimpeurs élitistes, Romain Desgranges a trouvé la parfaite formule pour que chacun y trouve son compte. Mental, technique, tactique, physique, performance, objectif… tous les thèmes de l’entraînement sont abordés.Connu de tous pour être un vrai stakhanoviste de l’entraînement, Romain Desgranges a su faire de ce livre une véritable bible dans ce domaine. 25 ans d’expérience au plus haut-niveau qu’il nous partage à travers ses pages.Alors, à vous de piocher dans ce livre les bons ingrédients, de les mélanger entre eux, afin d’obtenir votre propre recette, qui vous permettra à coup sûr de progresser.

Résumé du livre

L’histoire a commencé dans l’euphorie de l’été 1998, parce qu’il a rêvé qu’il deviendrait lui aussi champion du monde. Peu importait son niveau d’escalade, son âge, ses chances, il le voulait si intensément qu’il ne doutait pas de sa réalisation. Avec volonté, exigence et passion, il consacra les vingt années suivantes à cette aventure qui a tenu toutes ses promesses… Ce guide, construit comme un abécédaire, répond aux questions des grimpeurs ayant la volonté de progresser que ce soit en voie ou en bloc. L’auteur, qui ne croit pas aux recettes miracles et encore moins aux réponses toutes faites, tire le meilleur de son expérience pour accompagner les sportifs dans leur entraînement avec, en tête, des objectifs précis à court, moyen et long terme.
Adapté à tous les niveaux et à tous les profils, ce guide explore de façon originale aussi bien les aspects techniques (élaboration de son profil, technique, tactique, échauffement, positions, lecture de voie) que les aspects liés à l’alimentation ou au mental. Eclairées par les expériences d’Adam Ondra, Alex Megos, Margo Hayes et tant d’autres, ces pages sont pour lui l’occasion de donner les ingrédients adaptés à tous les niveaux, et à tous les rêves…
Co-auteur du roman graphique So High avec Flore Beaudelin, Romain Desgranges combine une nouvelle fois ses talents avec ceux de la jeune illustratrice en signant ce livre plein de promesses et de sincérité.
Parution le 18 juin 2020, format 15 cm x 21 cm, 256 pages, prix 29 €.
 

Pour l'acheter :  c’est ici !

Article publié le 03 juillet 2020

 


 

Nouvelle voie ouverte sur le Mont Trud, 4.635 mètres, Kazakhstan

sommet Mont Trud

Fin mai 2020, deux Kazakhes ont vaincu la face ouest du Mont Trud. Cette montagne culmine à 4.635 mètres dans la partie septentrionale des Tian Shan. Aux confins du Kazakhstan et du Kirghizstan, cette chaîne de montagne est proche de l’ancienne capitale et première ville kazakhe Almaty.

1.200 mètres de paroi abrupte

Grisha Chshukin et Kirill Belotserkovskiy ont ouvert une nouvelle voie sur cette face ouest. 1.200 mètres d’ascension notée WI5 M6 6b, dans une région que peu de grimpeurs occidentaux connaissent. Entre les excréments d’ours et les empreintes de léopards des neiges, les deux hommes ont marché sur près de 40 kilomètres pour approcher cette montagne. Elle est à la fois si proche de la civilisation (on voit le massif depuis Almaty) et si éloignée ! Depuis leur tente installée au pied de la voie, il leur aura fallu quelques 23 heures pour gagner le sommet et redescendre. Belotserkovskiy n’en était pas à sa première tentative dans cette voie. En 2015, il avait dû faire demi-tour, éreinté. Cette fois-ci, réveil à 3 heures du matin, avec une lune faiblarde. Enchaînement des longueurs jusqu’à 19h30, heure à laquelle ils sont arrivés au sommet. Puis 5 heures de rappel et 1h30 dans la neige jusqu’au bivouac du matin. Les quelques images ci-dessous ne montrent pas grand-chose (et tout le monde ne parle pas russe…).

Les conditions n’étaient pas les mêmes qu’en 2015 sur le Mont Trud. Moins de glace, plus de rocher. Deux jours plus tard, ils étaient de retour au Col Talgar, au sommet du domaine skiable de Shymbulak. Fin de l’aventure pour les deux Kazakhes. 

Article publié le 03 juillet 2020

 


 

Grimpez l’Everest à 360° avec le National Geographic !

 

everest 360
 

En 2019, une expédition parrainée par le National Geographic grimpe sur le Mont Everest. 8.848 mètres d’altitude. Plus haute montagne de la planète. Le photographe Renan Ozturk en rapporte des images incroyables, notamment grâce à son équipement de prise de vue à 360° et ses drones.

Durant l’expédition, les grimpeurs ont tenté de retrouver la trace de Sandy Irvine, disparu en 1924. Aujourd’hui encore, subsiste un mince doute au sujet de la possible réussite de sa cordée (avec George Mallory). Sans la preuve que pourrait apporter son appareil photo, la première ascension de l’Everest reste celle d’Hillary et Norgay en 1953 ! Presque 30 ans plus tard.

Article publié le 02 juillet 2020

 


 

Les nouveautés la Sportiva pour 2021 

Crise du Covid-19 oblige, cette année, le traditionnel salon Outdoor by ISPO a été annulé. Mais hors de question pour les marques de faire l’impasse sur la présentation de leurs produits 2021. Ainsi, PlanetGrimpe a été convié à une réunion virtuelle de présentation des nouveautés La Sportiva, animée par Pietro Dal Pra en personne, le célèbre concepteur de la marque.

Si l’année 2020 avait été un véritable raz-de-marée en terme de nouveautés pour la firme italienne (avec entre autres l’apparition des Cobra 4:99, des Solution Comp et des Theory), cette année 2021 se veut un peu plus calme, avec deux principaux nouveaux chaussons.

Le Kubo, la petite soeur des célèbres Katana

La Sportiva s’est concentrée cette saison sur sa gamme « intermédiaire ». Avec de nombreux produits hautes-performances taillés pour le haut-niveau et tout autant de chaussons pour les débutants, la gamme intermédiaire était la moins garnie des catégories.

C’est là que naît le Kubo. Une version plus indoor des célèbres Katana Velcro, ayant déjà fait leurs preuves depuis plusieurs années. Si les Katana étaient taillés à l’image du sabre du même nom pour permettre de charger sur de petits pieds en falaise, les Kubo se veulent plus sensitifs. Leur terrain de prédilection sera plutôt les formes rondes, de manière à s’adapter au mieux au nouveau style d’escalade proposé dans les salles. Moins performants que des Katana sur de petites prises franches, les Kubo seront en revanche votre allié idéal lorsqu’il s’agira d’épouser au mieux de plus grosses surfaces, comme des volumes, ou des grosses prises par exemple.

Les Kubo, avec à gauche la version femme et à droite la version homme

L’édition spéciale « 30 ans » des Mythos

Alors quoi de particulier pour cette édition limitée des 30 ans ? Le produit reste le même, seuls les ingrédients changent, pour répondre aux contraintes environnementales auxquelles notre société est confrontée.

Au niveau de la gomme, on retrouvera 4mm de Vibram XS Edge, dont l’efficacité n’est plus à prouver. De plus, une bande généreuse de gomme vient recouvrir le dessus du pied, afin de favoriser l’appui lors des contrepointes, mais aussi de protéger le pied et le chausson d’une usure prématuré créée lorsque les pieds frottent contre d’autres prises.

Les Kubo seront déclinés en deux versions: une version homme et une version femme, cette dernière étant plus souple pour supporter le poids plus léger de ces mesdames.

Une édition limitée pour les 30 ans des Mythos

C’est LE chausson iconique de la marque italienne ! Qui ne connaît pas les Mythos, ces célèbres chaussons, vendus à des milliers d’exemplaires à travers le monde depuis 1990 ? Il faut dire que Giuliano Jellici, le créateur de ce modèle, avait été visionnaire lorsqu’il avait décidé de les nommer ainsi. Car oui, ce modèle fait partie des mythes de l’escalade. Aujourd’hui encore, ce chausson reste le meilleur compromis entre confort et performance. La semelle est souple tout en ayant une certaine rigidité, créant ainsi un savant mélange qui fait de ce produit l’un des plus polyvalents du marché.

Le système de laçage permet de connecter l’avant du pied jusqu’à l’arrière. Une fois enfilé, ce chausson semble presque taillé sur-mesure sur notre pied.

x utilisés ont été choisis pour être plus respectueux de la nature: tous les composants du chausson sont collés grâce à une colle fabriquée à base d’eau, les lanières et les lacets sont fabriqués à partir de produits recyclés et le procédé de tannage du cuir est exempt de toute forme de métaux lourds.

Deux logos permettent de mettre en avant ce 30ème anniversaire, l’un sur le côté latéral du chausson, l’autre sur la tige. Enfin, la mythique couleur lilas qui colorait les premières pièces de ce modèle fait sa réapparition. Un incontournable pour les amoureux de ce chausson !

Ces nouveautés devraient être disponibles à partir de mars 2021.

Article publié le 03 juillet 2020


 

 

Rappel sécurité : La descente en rappel

Check-list matériel spécifique : 1 cordelette de 60 cm pré-cousue ou fermée à l'aide d'un noeud de pêcheur double, 1 anneau plat dynamique de 120 cm cousu, 3 mousquetons à vis et 1 descendeur. 

Descendre en rappel c'est se laisser glisser le long de la corde fixée au relais, le grimpeur contrôle sa descente grâce au frein qui est relié à son baudrier et dans lequel coulisse la corde.

En cas de défaillance, blessures, de lâcher de corde, c’est le nœud auto-bloquant placé sous le frein qui bloquera la descente.  

 Air Force 3 tourné      

Dynaloop

 
 

 

Mousqueton be quick

 

 

Jammy

 

Prise du rappel et placement de l'auto-assurance (le nœud auto-bloquant)

Auto-assurance en rappel

Un noeud auto-bloquant confectionné avec une cordelette est placé sur la corde au-dessous du frein servant pour la descente, une des deux mains guide ce noeud. Si elle vient à lâcher la corde, le noeud se serre et bloque la descente.  

Les avantages du descendeur au-dessus du noeud : l'auto-bloquant sera toujours plus facile à desserrer après usage en cours de descente, l'auto-bloquant ne supporte pas le poids du grimpeur mais bloque simplement le coulissement de la corde dans le descendeur comme le ferait la main, les deux mains placées sur la corde sous le descendeur sont plus efficaces pour le freinage de la descente. 

Le Machard est un des noms propres devenu courant dans le langage technique des grimpeurs. Il désigne ce noeud auto-bloquant en particulier déjà inventé dans les années soixante par le grimpeur marseillais Serge Machard. 

Réalisation du Machard : La cordelette est placée dans le mousqueton de sécurité qui est lui-même placé sur l’anneau du harnais, la gaine plastique de l'anneau en cordelette ou le noeud de la cordelette est positionnée contre le mousqueton.

 

machard-1-web

 

  • Faire le nombre de tours suffisants, 5 à 6 en principe et suivant le diamètre des cordes utilisées.

 

machard-2-web

 

  • Mettre l’autre extrémité le l'anneau de la cordelette  dans le mousqueton.

 

machard-3-web

  • Tester l’efficacité du Machard qui doit se bloquer quasiment instantanément.

 

machard-4-web

 

Prise du rappel - utilisation d'un anneau plat cousu de 120 cm

  • L'anneau est placé avec une tête d’alouette sur le pontet du baudrier, un nœud simple (queue de vache) est placé à 20 ou 30 cm du pontet. 

 

AIR-FORCE-3-DYNALOOP-1-0118-web

 

  • Placer un mousqueton à vis dans l’anneau du harnais avec la cordelette nécessaire pour réaliser l'auto-bloquant dans le mousqueton.

 

 AIR-FORCE-3-DYNALOOP-2-0118-web

 

  • Réaliser l’auto-bloquant comme expliqué ci-dessus.
  • Placer lle descendeur et son mousqueton de sécurité sous le noeud réalisé sur l'anneau cousu de 120 cm

 

AIR-FORCE-3-DYNALOOP-3-0118-web

 

  • Prendre un peu de mou sur la corde en la faisant glisser dans l’auto-bloquant et passer la corde dans le frein. L'auto-bloquant placé en premier permet de garder du mou et facilite la manoeuvre.  

Il est inutile de sortir le câble ou l'anneau d'attache du mousqueton, on limite ainsi les risques de perte. Le passage de la corde dans le descendeur se fait comme pour l'assurage. 

Le grimpeur est prêt à descendre, il vérifie que tout est correct en retirant sa longe la plus longue du relais. S'il est retenu par le noeud de marchard, il ne lui reste plus qu'à vérifier une nouvelle fois l'ensemble et retirer la longe la plus courte du relais pour descendre.

 

 

 

AIR-FORCE-3-DYNALOOP-4-0118-web

 

 La main supérieure fait glisser l'auto-bloquant  tandis que l'autre régule la descente en serrant plus ou moins fort la corde, les deux mains participant mutuellement au freinage. La position du corps est la même que pour une descente en moulinette. 

 

Article publié le 19 juin 2020

 


 

 

Le K2 à l’arrêt, le Kilimandjaro démarre sa saison estivale !

k2 kilimandjaro

Comme on s’y attendait, la saison des expéditions au Pakistan semble d’ores et déjà terminée. Sur un autre continent, le contexte est très différent et les touristes pourraient bien rejoindre le Kilimandjaro, point culminant d’Afrique.

Le Karakoram ferme la porte aux expéditions de cet été

Après le Népal, durement impacté par l’annulation des expéditions du Printemps notamment sur les sommets de 8.000 mètres, ce sont donc les milliers de Baltis qui vont subir les conséquences de l’arrêt des expéditions au Karakoram. Si les autorités d’Islamabad ont voulu un temps autoriser l’entrée des touristes, c’est le gouvernement local de Gilgit-Baltistan qui a fermé la porte.  Bien que cette région ne soit pas aussi touchée par le virus que le reste du pays, le pic de l’épidémie n’a pas encore été atteint.

Et le système médical des régions de montagne est particulièrement précaire. On compte un médecin pour 4.100 habitants, environ 4 fois moins que la moyenne nationale pakistanaise (1 pour 1.206 habitants – à titre de comparaison, la France comptait en 2018 : 1 médecin pour 305 habitants). Le gouvernement local explique que le Baltistan a su se passer des ressources du tourisme pendant près de 10 ans à cause du terrorisme. Une saison à cause de la pandémie devrait être acceptable.  

Le Kilimandjaro accessible, pour le moment !

Depuis fin mai, les restrictions sanitaires ont été considérablement allégées en Tanzanie. Il s’agissait alors du premier pays africain à « rouvrir ». Le Président s’est d’ailleurs félicité de la capacité de son pays à contenir rapidement l’épidémie. Certains observateurs sont plus sceptiques, le pays n’ayant que très peu communiqué de statistiques sur le nombre de cas. En attendant, depuis quelques jours, il n’y a plus de quarantaine imposée aux visiteurs en provenance de l’étranger. Seule une prise de température à l’arrivée demeure en vigueur, ainsi que le port du masque. Contrairement au Pakistan, le tourisme a une importance disproportionnée pour la Tanzanie. 

Tous les vols internationaux sont donc désormais les bienvenus dans les aéroports du pays. La grande inconnue reste la reprise du trafic aérien mondial. Car sans avion, la Tanzanie pourrait bien se passer de ses visiteurs. Si les vols intérieurs ont bien repris, les vols internationaux sont encore au ralenti. Entre aujourd’hui et demain, seuls un vol venu d’Ethiopie et un du Qatar sont programmés. Si quelques expéditions au Kilimandjaro sont programmées en Juillet, c’est en août puis en septembre que leur nombre doit augmenter. Trop tôt pour savoir si les tour-operators pourront maintenir ces expéditions, la reprise du virus dans certaines régions du monde rend les pronostics très incertains.

Article publié le 19 juin 2020

 


 

L’arrêté de protection du Mont-Blanc sera prêt à l’automne !

refuge mont-blanc

Vivement encouragé par les élus locaux, au premier rang desquels Jean-Marc Peillex de Saint Gervais, le ministère de la Transition Ecologique a pris en main le dossier de la protection du Mont-Blanc. Des échanges ont eu lieu entre le préfet, les élus et des représentants des pratiquants. La proposition de décret en était à sa 18ème version : « c’est donc un travail à peu près abouti » confirme-t-il. La mairie de Chamonix à confirmé « cette démarche nous paraît pertinente ».

La fin du grand n’importe quoi à 4.807 mètres ?

La fin du grand n’importe quoi dénoncé par plusieurs acteurs locaux serait donc proche ?  D’autres ont gonflé un jacuzzi au sommet. Sans compter les incivilités moins médiatiques qui émaillent régulièrement la voie normale du fameux sommet. Comme les campeurs qui plantent par dizaines leurs tentes dans un site pourtant classé, les insultes aux gardiens de refuge, et autres… à près de 4.000 mètres d’altitude.

Article publié le 18 juin 2020

 


 

 

 Théo Blass 10 ans, devient le plus jeune grimpeur à réaliser un  8C

 

 Théo Blass a enchaîné « Souvenirs du pic » 8c à Saint Guilhem le Desert. Il lui aura fallut 7-8 séances pour en venir à bout, propulsant ainsi Théo sur le devant de la scène en devenant à notre connaissance le plus jeune grimpeur à réaliser une voie en 8c.

Pour rappel, Ashima Shirashi réalisait « Southern Smoke » 8c+ à l’âge de 11 ans, et Adam Ondra clippait la chaîne de son premier 8c à 11 ans également.

L’avenir nous dira si Théo suivra le même parcours que les 2 superstars citées ci-dessus. En attenant, souhaitons lui de la réussite sur ses prochains projets!

Article publié le 18 juin 2020

 


 

Les salles d'escalade indépendantes mutualisent leurs moyens  

Bloc & Co voit le jour en cette année 2020, l’année de tous les changements. Dans l’air du temps où règne un climat de solidarité et de collaboration, 4 enseignes ont décidé de se réunir sur un réseau commun qui sera ouvert à toutes les salles indépendantes dont l’éthique et la motivation rejoindront les leurs.

L’idée est de proposer à leurs abonnés la possibilité de grimper dans d’autres salles, aux ouvertures et aménagements différents, pour un budget ultra abordable.

Diversifier leur pratique sans changer de crèmerie !

Un point commun à ces salles est l’amour de la falaise. Leur mur de résine est la salle d’attente du retour au rocher ou le compromis en cas de pluie. Ils le savent et le défendent en proposant tous des sorties et évènements par le biais d’un club hébergé en leur lieu.

Qu’est-ce qu’ils y gagnent ?

Un partage d’expérience, une mutualisation des moyens, une communication élargie et une offre concurrentielle dans un pays où les salles d’escalade fleurissent comme les champignons.

Côté pratique : pour 55€, vous créditez votre abonnement annuel de 40 entrées utilisables dans toutes les salles du réseau, utilisables en un an. (condition prérequise : avoir un abonnement annuel dans une de ces salles, bien entendu !)

Les salles du réseau à l’heure actuelle: 12 salles, 4 enseignes

Bloc Session, Hold Up, Blocabrac et Edenwall. Réparties entre Ajaccio et Mâcon en passant par Marseille, Lyon et St Etienne.

Mais cette liste est non-exhaustive car le réseau recrute avec dynamisme et motivation !

La cerise sur le gâteau : jusqu’au 31 août 2020, le pass Bloc&Co est à vous pour 40€, soit 1€ la place !

Article publié le 18 juin 2020

 


  

L’escalade finalement autorisée dans les Calanques

 

Alors qu’hier le CT 13 annonçait l'interdiction de l'escalade, depuis 24 heures, on lit beaucoup de choses sur l’accès aux sites naturels d’escalade dans le parc national des Calanques. Mais que se passe-t-il vraiment ? Contrairement à ce que l’on a beaucoup lu, la pratique de l’escalade n’est, à ce jour, pas interdite dans le parc national des Calanques. Des discussions sont en cours depuis de nombreux mois.La fédération, en étroite collaboration avec son comité territorial des Bouches du Rhône, travaille activement avec l’ONF, le département des Bouches du Rhône, le conservatoire du littoral et le parc national des Calanques pour définir un partage des responsabilités équilibré et trouver des solutions afin que les Calanques reste un haut lieu de l’escalade française. Nul doute que des solutions concertées vont apparaitre au bénéfice de tous.La FFME œuvre toujours pour pérenniser l’accès aux sites de pratique dans le Parc national des Calanques comme sur tout le territoire.

Ce communiqué, en pleine contradiction avec l’annonce du comité départemental 13, s’expliquerait par l’évolution de la situation dans la journée. Preuve en est que l’avenir de l’escalade dans les Calanques est loin d’être simple, et que les discussions sont toujours en cours. Selon nos informations, les voies sous la responsabilité du département des Bouches du Rhône sont requalifiées en « terrain d’aventure » et non plus en « site sportif », ce qui désengagerait la responsabilité du département en cas d’accident. La pratique de l’escalade est donc de nouveau autorisée sur ces secteurs, chacun étant responsable de son activité.

Article publié le 15 juin 2020

 


 

La saison de compétitions internationales prête à redémarrer

 

 Après deux mois de consultation avec un certain nombre d’experts et de parties prenantes, la fédération internationale d’escalade a publié aujourd’hui les travaux d’un groupe de travail s’étant formé pendant la crise du COVID-19.

Il s’agit d’une annexe aux règles actuelles des compétitions internationales, prenant en considération les nouvelles mesures sanitaires à appliquer.

Le document comprend donc des lignes directrices et des règles à suivre lors des prochaines compétitions. Toute personne admise dans la zone de compétition doit être au courant du protocole mis à jour afin de garantir la sécurité de tous pendant les événements internationaux.

S’appuyant sur les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et les outils d’évaluation des risques, le document identifie les mesures spécifiques à adopter pendant les compétitions d’escalade: hygiène, éloignement social et utilisation d’appareils de protection individuelle, à chaque étape de l’événement et dans toutes les zones de compétition.

Voici quelques-unes des nouvelles règles:

  • Afin de garantir l’éloignement social, aucune vidéo de démonstration ne sera proposée dans la zone d’isolement. Les vidéos de démonstration seront publiées sur une chaîne YouTube réservée, la veille de la compétition, à 12h00 heure locale.
  • Afin de garantir la même durée dans la zone d’échauffement à tous les compétiteurs, les premiers athlètes à grimper seront autorisés, 45 minutes avant leur heure de passage supposée, à se rendre dans la zone d’échauffement. Les athlètes suivants seront autorisés toutes les 5 minutes. Les zones d’isolement, d’attente et d’échauffement doivent être surveillées par les juges de l’IFSC.
  • Pour empêcher quiconque d’entrer en contact avec la sueur de quelqu’un d’autre dans la zone d’échauffement, chaque athlète doit avoir sa serviette de plage personnelle à mettre sur le tapis et/ou sa chaise.
  • Les athlètes doivent porter un masque dans la zone d’isolement, la zone d’attente et généralement lorsque les mesures de distanciation sociale ne peuvent pas être appliquées. Pendant le temps d’observation, tous les athlètes et officiels doivent porter leur masque.
  • Le médecin de compétition doit tester tous les athlètes et les membres de l’équipe enregistrés avant qu’ils ne soient autorisés à entrer dans la zone d’isolement ou la zone d’attente: en cas de température corporelle (vérifiée avec un thermomètre sans contact)> 37,5 ° C ou en cas de symptômes (par exemple toux, essoufflement, perte de goût ou d’odorat, mal de gorge, froid, membres douloureux), les membres de l’équipe ne seront pas autorisés à entrer.
  • Pour les compétitions de difficulté, chaque athlète grimpera à l’aide de sa corde personnelle, idéalement fournie par sa fédération nationale. Les assureurs doivent porter un masque et après chaque passage, le dispositif d’assurage sera nettoyé avec de l’alcool ou un désinfectant.
  • Pour les compétitions de bloc, l’organisateur de l’événement doit fournir des distributeurs de gel à base d’alcool dans l’aire de repos, à utiliser avant et après chaque bloc. Aucun brosseur ne sera autorisé: les athlètes doivent brosser seuls les prises du bloc.
  • Pour les compétitions de vitesse, le mousqueton de l’enrouleur automatique sera nettoyé après chaque passage.
  • Aucune poignée de main, aucun câlin, aucun baiser d’athlètes ou de lauréats ne sera autorisé.

D’après les dernières informations dont nous disposons, il semblerait que les Coupes du Monde de Chamonix et Briançon se dérouleront bel et bien cet été, entre le 15 et le 23 août. Les dates définitives devraient être précisées cette semaine.

Article publié le 9 juin 2020

 


 

 

Le Nevé, Zangerl, c’est reparti pour les grosses croix !

Confinée en Allemagne, où la grimpe est restée autorisée, Melissa Le Nevé a réussi Bionic Commando, un 8c+ particulièrement résistant. Pendant ce temps, Barbara Zangerl continuait de prouver sa puissance en grimpant Instruktor (8c+/9a). 

melissa
Melissa Le Nevé en plein dans le crux de Bionic Commando (8c+) avec en bas à droite sa contrepointe décisive. Crédit : Fabi Buhl

Non, ce n’est pas au Frankenjura ! Même si on assimile souvent Franken et Allemagne, Melissa a tenu à rappeler qu’on trouve en pays teuton d’autres falaises de qualité. Sur le beau conglomérat de Jesuswand, en Bavière, le mutant local Andreas Bindhammer a en effet ouvert une flopée de lignes extrêmes jusqu’au 9a+, parmi lesquelles figure en bonne place la proie de notre Française. Pour la petite histoire, elle raconte qu’un point s’est dévissé lors d’un des essais précédant la réussite, un incident sans conséquence puisqu’elle clippait la chaîne peu de temps après.

Un peu plus tard, Babsi Zangerl a montré que c’est bien du côté féminin qu’il faut regarder pour la reprise des performances : elle a signé, après son compagnon Jacopo Larcher, la deuxième ascension d’Instruktor, un long 8c+/9a de 45m à Kalkhofen (Autriche). 

Article publié le 15 mai 2020

 


 

 

Guide d'accompagnement de reprise de nos activités en Site naturel

Dans le cadre de la stratégie nationale de déconfinement, le Ministère des sports propose son guide d’accompagnement de reprise des activités sportives. Celui-ci comporte des nuances par rapport au document que la FFME lui avait proposé courant de semaine dernière et que nous avions publié sur le site internet. Les mesures à appliquer sont celles proposées dans ce document officiel.

En complément de ce guide d’accompagnement, la FFME souhaite émettre quelques recommandations pour une reprise d’activité en sites naturels la plus douce possible : 

  1. Nous avons la chance de pouvoir reprendre une partie de nos activités dès cette semaine. Alors respectons les directives de la présente communication pour qu’elle se fasse sans aggraver la crise sanitaire, toujours en cours.

  2. Reprenons l’activité avec prudence et modération, que ce soit en volume ou en intensité : le confinement a fatigué les organismes, mis au repos forcé par l’inactivité, même si vos conditions d’entraînement en confinement n’étaient pas si mauvaises. L’engouement et l’envie de reprendre ne doivent pas nous trahir et nous blesser. 

  3. On redouble de vigilance sur les aspects sécurité qu’on pourrait négliger après tout ce temps sans pratiquer.

  4. On respecte les mesures barrières et on change de secteur s’il y a trop de monde. Pour sa santé et pour éviter de voir limiter la pratique de l’escalade.

  5. En période d’atteinte virale, l’activité physique augmente les risques de complications cardio-vasculaire. On suit cette recommandation du Club des Cardiologues du Sport : « Je ne fais pas de sport en cas de fièvre, toux, courbatures, et je m’abstiens de toute activité physique pendant les huit jours qui suivent un épisode viral ».

Attention, contrairement aux recommandations que nous avions soumises au Ministère des sports, ce dernier ne permet pas l’escalade sur des voies de plusieurs longueurs pour le moment, car le principe de distanciation sociale ne lui paraît pas applicable sur les relais. Il va falloir être patient encore quelques semaines avant de retrouver ce type de pratiques.

Télécharger la fiche de reprise des activités

Article publié le 12 mai 2020

 


 

Retour en falaise après le confinement : toutes les infos

Ce lundi 11 mai marque un nouveau tournant dans la crise sanitaire du Covid-19 que nous vivons actuellement, avec le (long) processus de déconfinement qui débute. En effet, alors que nous étions privés de notre liberté de déplacement depuis de nombreuses semaines (sauf pour un certain nombre de cas que tout le monde connaît), le gouvernement a prononcé la fin de ce confinement à partir de ce jour. Néanmoins, bien que nous puissions désormais nous déplacer dans un rayon de 100km autour de notre domicile, et sans attestation, les règles sont  encore strictes afin d’éviter une 2ème vague de contamination, et notamment concernant la pratique du sport en général, et de l’escalade en particulier…

Ce que nous dit le gouvernement pour la pratique sportive

La ministre rappelle la nécessité pour les Français de pratiquer une activité sportive tant du point de vue du bien-être que de la santé de chacun. La pratique d’une activité physique et sportive est un enjeu de santé publique d’autant plus dans la crise que nous traversons.

Néanmoins, sur les recommandations du Haut Conseil de Santé Publique, une distanciation physique spécifique entre les pratiquants est une condition indispensable à la pratique de l’activité physique.

Ces activités pourront se faire :

  • Sans limitation de durée de pratique
  • Sans attestation
  • Dans une limite de distance du domicile inférieure à 100 km ;
  • En limitant les rassemblements à 10 personnes maximum ;
  • En extérieur ;
  • Et sans bénéficier des vestiaires qui peuvent être mis à disposition pour les activités de plein air.

Les critères de distanciation spécifiques entre les personnes sont les suivantes :

  • une distance de 10 mètres minimum entre deux personnes pour les activité du vélo et du jogging ;
  • une distance physique suffisante d’environ 4m2 pour les activités en plein air type tennis, yoga, fitness par exemple
    Des spécifications complémentaires en fonction des activités seront fournies prochainement par le ministère des sports.

Les activités sportives qui ne permettent pas cette distanciation (sports collectifs, sport de combat) ne pourront pas reprendre dans l’immédiat. Le ministère des sports proposera une liste exhaustive des disciplines et sports concernés par cette interdiction provisoire dans un guide pratique en cours d’élaboration. Un nouveau point d’étape sera fait d’ici au 2 juin pour évaluer les modalités de reprise des pratiques sportives en salles et des disciplines qui nécessitent un contact.

Les précautions à prendre pour la pratique de l’escalade

La reprise de l’escalade pourrait alors se poser, aussi bien en bloc où le contact est indispensable lors d’une parade en cas de chute, qu’en falaise où nous sommes forcément amené à être proche de notre assureur à un moment ou un autre. Qui également de tout le matériel que nous utilisons, et notamment de la corde que nous avons souvent tendance à amener entre les dents lors des mousquetonages? Afin de répondre à certaines questions, la FFME avait publié un certains nombre de recommandations pour la pratique de l’escalade en milieu naturel, et le ministère des sports a apporté quelques modifications à ces recommandations.

Voici donc les règles du ministère des sports à respecter pour une reprises de l’escalade en extérieur:

 
  • Se nettoyer les mains entre chaque essai ou longueur, à l’eau et au savon bio dégradable quand cela est possible, sinon au gel hydro-alcoolique.
  • La magnésie utilisée est la magnésie liquide contenant de l’alcool.
  • L’escalade de bloc est uniquement possible sur des blocs de faible hauteur avec des réceptions dégagées et ne nécessitant pas de parade.
  • L’utilisation des matelas de protection(crash-pads) est strictement individuelle.
  • L’escalade sur des voies d’une longueur est possible uniquement avec des équipements strictement individuels et dans le respect des mesures de distanciation (1,50 mètre entre chaque grimpeur).
  • Chaque pratiquant devra utiliser uniquement son matériel personnel (baudriers, cordes, dégaines, système d’assurage).
  • L’escalade sur des voies de plusieurs longueurs n’est pas autorisée.

Au delà de toutes ces recommandation, à nous, grimpeurs, de faire preuve de respect, de civisme, de précautions et surtout de bon sens, car ne l’oublions pas, une 2ème vague épidémique est très loin d’être exclue.

Les salles d’escalade fermées jusqu’à nouvel ordre

Pour le moment, toutes les salles de sport, salles d’escalade comprises, restent fermées. De nouvelles infirmations seront données par le gouvernement fin mai début juin sur le sujet, mais ne vous attendez pas à regrimper tout de suite en salle (enfin ce n’est que notre humble avis…). Nous irons très prochainement à la rencontre du co-directeur de Block’Out afin d’en savoir un peu plus…

Déconfinement  pour le sport de haut niveau

Pour les sportifs de haut niveau, les règles sont les mêmes, notamment pour les sports de contact et collectifs. En revanche, pour les pratiques individuelles comme l’escalade, certains pôles d’entraînement devraient réouvrir si toutes les conditions sanitaires le permettent.

Article publié le 11 mai 2020

 


 

 

Coronavirus : escalade en salle, en falaise, en montagne interdite  

 

Alors que l’Europe semble devenir l’épicentre de l’épidémie depuis plusieurs jours, l’Espagne et l’Italie continuent de prendre des mesures drastiques. Désormais les seules sorties autorisées sont celles pour aller au travail et faire ses courses alimentaires. La pratique de l’escalade en falaise y est donc totalement interdite.

En France, à partir de midi, nous entrons également dans un confinement plus stricte afin de limiter la propagation du virus. Le gouvernement a laissé entendre qu’il était encore possible de sortir, à titre individuel, pour faire un peu d’exercice physique autour de chez soi.

Pas d'escalade en falaise, en montagne ou en salle pendant quelques semaines donc.

Une situation inédite mais il faut prendre son mal en patience et pour une fois, la phrase "je n'ai pas grimpé depuis depuis X semaines" reflétera la stricte vérité.

Alors en attenant, prenez soin de vous, et revenez plus forts dans quelques semaines !

Article publié le 19 mars 2020

 


 

A son tour, le Népal annule les permis d’ascension pour l’Everest !

 

Face aux risques liés au coronavirus, le Népal a pris ces dernières heures des décisions drastiques.

Le gouvernement népalais s’est réuni jeudi soir et sa décision est claire : toutes les expéditions de ce printemps sont annulées. Y compris celles, nombreuses, qui visaient l’Everest. A l’annonce de la fermeture du versant tibétain du toit du monde, certaines agences avaient annoncé vouloir se reporter sur le versant népalais : c’est peine perdue. Du 14 mars au 30 avril, le Népal suspend la délivrance de tout visa à l’arrivée. Initialement prévu pour quelques pays (dont la France), ce dispositif est désormais étendu à toutes les arrivées. Un comité restreint composé du Ministre de la Défense et du Vice-Premier Ministre a travaillé sur le dossier ce jeudi pour en arriver à cette décision.

Un manque à gagner considérable pour la région

L’impact de l’annulation des expéditions va être un coup dur pour l’économie de la vallée du Khumbu mais aussi pour les revenus de l’Etat népalais. « Le gouvernement gagne environ 4 millions de dollars par an en délivrant les permis d’ascension pour l’Everest » rappelle le Kathmandu Post. Le directeur général de Seven Summit Treks, l’une des plus grosses agences à l’Everest, ajoute : « L’annulation des expéditions à l’Everest portera un coup très dur aux opérateurs d’expédition ».

Les agences ne seront pas les seules en difficulté. Dans la vallée du Khumbu, le tourisme est la principale source de revenus. Avec l’arrêt des expéditions et la suspension des visas, les touristes devraient disparaitre de la vallée de l’Everest. Les hôteliers, restaurateurs, guides, porteurs, compagnies aériennes,… toute une économie va être touchée de plein fouet par ces annulations massives.

Demi-tour pour les sherpas !

Depuis plusieurs jours, les équipes des opérateurs d’expéditions étaient à pied d’oeuvre pour préparer le camp de base et acheminer des tonnes de matériel jusqu’au pied de la montagne. Ils vont pouvoir, dans les prochains jours, faire demi-tour.

Selon toute vraisemblance, personne ne devrait s’aventurer sur l’Everest cette saison. Une telle situation ne s’était pas produite depuis le tremblement de terre de 2015.

Illustration © DR

Article publié le 19 mars 2020


 

 

Jean-Michel Cambon, le « poinçonneur des parois », retrouvé mort à Ponsonnas

Le grimpeur isérois Jean-Michel Cambon a été retrouvé mort hier près de Ponsonnas. L'équipeur aux mille voies d'escalade et aux topos iconiques a perdu la vie alors qu'il poursuivait son oeuvre, inlassablement. Il avait 68 ans.

Combien de voies ? Combien de voies a ouvert Jean-Michel Cambon sur l'Oisans sauvage et ailleurs ? Interrogé l'an dernier sur le secteurs des Rochers de l'Homme, à Chamrousse, auquel il a dédié 10 ans de sa vie, il nous répondait ainsi que l'équipement lui avait pris « beaucoup de temps », ajoutant malicieusement que « tous les prétextes étaient bon pour échapper à l’enfer du foyer familial… »

La marque de fabrique de Jean-Michel Cambon, c'était ce ton espiègle, cet humour grinçant, ce politiquement incorrect qui transpire sans gêne de ses topos. Considéré comme un doux illuminé par certains, un anarchiste rebelle par d'autres, Cambon était à n'en pas douter anti-conventionnel. 

oisans nouveau oisans sauvage cambon
Oisans nouveau, Oisans sauvage, la bible des escalades les « moins pires » du massif, d'après Cambon.
 

Il était quoiqu'il en soit un personnage charnière de l'histoire de l'équipement des falaises françaises, qui a tout aussi bien vécu « « l’époque héroïque » dans les années 1970 avant de découvrir les spits dans la décennie suivante », comme il nous le confiait l'an passé. « Le passage au perfo dans les années 1990 m’a permis d’ouvrir de nombreuses voies dans l’Oisans élargi. Dans les années 2000, je me suis appliqué à offrir des voies bien protégées en minimisant les pièges avec énormément de nettoyage et l’utilisation du sika si besoin ».

Cette réflexion sur son histoire croisée avec l'escalade ne pouvant se passer d'un mot d'esprit, il ajoutait : « Mon seul mérite ? Être resté vivant dans les années 1970 à 1980, quand « on tombait comme des mouches » ; et être toujours là pour bricoler : finalement, la vie, ça vaut le coup… »

C'est finalement aux rochers de Ponsonnas que la vie s'est malheureusement arrêtée d'un coup pour cet amateur de toujours, passionné pour l'éternité. De ces rochers, il disait : « ces terrains ne sont pas naturellement grimpables », les qualifiant de « poubelle verticale » comme les Rochers de l'Homme. Le terrain y était vierge et seul un Cambon semblait avoir l'opiniâtreté de s'attaquer à leur équipement. Fatalement, c'est cette quête inlassable d'accessibilité des parois au plus grand nombre, sur des secteurs restés inapprivoisables pour tant d'autres, qui aura eu raison de lui. 

Jean Michel Cambon Philippe Poulet
Jean-Michel Cambon, micro en main, lors de la table ronde sur « la guerre des topos » au Salon de l'escalade de Lyon, en novembre dernier. © Philippe Poulet.

Article publié le 14 mars 2020

 

 


 

Jacopo Larcher réalise une voie extrême à Cadarese

 

 Jacopo-Larcher-2

Après 6 années de lutte acharnée, Jacopo Larcher ambassadeur La Sportiva, a fait la première ascension de son projet fou à Cadarese en expliquant que c'était "la plus belle chose qu'il ait jamais grimpé". Aucun nom, échelon ou niveau n'a encore été donné à cette voie à ce jour mais cela pourrait bien être l'une des plus dures à grimper et pas seulement en Italie. 

Article publié le 19/03/2020

 


 

 

DIRECTIVES DE LA FFME - CORONAVIRUS COVID-19

Afin de participer à l’effort de lutte contre le COVID-19, et suite aux directives données hier soir par le Président de la République et cet après-midi par la Ministre des sports, des mesures exceptionnelles ont été annoncées et un certain nombre d’entre elles concernent et impactent directement nos activités. Veuillez trouver ci-dessous, par département, les mesures proposées au sein de la fédération.

Animation territoriale

Concernant les clubs et l’organisation des séances, des créneaux, des sorties, des stages, des événements, le Ministère des Sports a précisé cet après-midi que « nous n’empêcherons pas nos jeunes de pratiquer ». Les clubs de la fédération sont donc libres de s’organiser et de maintenir la pratique de manière responsable et adaptée dans la limite de 10 personnes maximum, encadrant compris. Les stages sportifs y compris ceux des vacances de Pâques sont annulés. Soyez également vigilants pour appliquer les directives émanant de votre préfecture de département et de vos collectivités. Enfin, Veillez à rappeler les gestes nécessaires pour préserver sa santé et celle de l’entourage.

 

Compétitions

Il est rappelé qu’aucune compétition d’escalade ou de ski-alpinisme n’aura lieu à compter de ce jour et jusqu’au 5 avril inclus. Ce délai pourra être prolongé en fonction de l’évolution de la situation.

Les coupes de France de Pont-Audemer, Aubenas et Marseille sont annulées et ne seront pas reportées cette saison.

Les Championnats de France d’escalade de vitesse programmés à Saint Etienne les 28 et 29 mars sont reportés à une date ultérieure.

Le championnat de France de ski-alpinisme par équipe programmé à Flaine le 22 mars est en cours de report (information à suivre).

Les autres courses et compétitions programmées sur cette période seront annulées ou reportées au cas par cas.

Sur les qualifications aux différents championnats de France d’escalade, afin de parer aux différentes situations, des dérogations aux règles d’accès et de participation sont en cours de validation. Ces textes seront votés lors du Comex du mardi 17 mars et seront publiés par la suite.

Les droits d’inscription payés en ligne seront remboursés prochainement.

 

Formations

Formations fédérales

Report (et non annulation à ce stade) de l’ensemble des formations fédérales organisées par le national, les ligues et les CT.

Traitement des conditions de report au cas par cas.

Formations professionnelles

Merci de contacter le service formation de la FFME 

 

Haut niveau

En France

Les stages équipes de France et pôles sont annulés jusqu’au 5 avril inclus. Après cette date ce sera en fonction de l’évolution de la situation.

Les entrainements quotidiens (hors stages) sont maintenus sur le pôle France de Voiron (en accord avec TSF) avec des consignes strictes.

Le sélectif bloc jeunes (21 et 22 mars) est reporté à une date à définir ultérieurement (en fonction de l’évolution de la situation et des reports de compétitions internationales).

A l’international

Selon les communications officielles de l’IFSC :

Le Championnat d’Europe à Moscou (RUS) est reporté du 15 au 22 juin 2020

Les étapes de coupe du monde de Meiringen (SUI) et de Séoul (KOR) sont reportées en septembre et octobre

Les étapes de coupe du monde de Wujinag et Chonqing (CHN) sont reportés (dates non communiquées actuellement)

Toutes les étapes de coupe d’Europe jeunes et senior programmées en avril et mai sont reportées. Un nouveau calendrier sera proposé pour ces compétitions.

Article publié le 13 mars 2020

 


 

Dispositif "JAJ" escalade 64

 

JAJ et Égalité des Chances Le Sport Adapté Jeunes (« SAJ ») participe à l’émergence d’une société sportive inclusive, c’est-à-dire une société qui permet à chacun, quelle que soit sa singularité, de trouver sa place et son rôle dans l’organisation sociale.

Les programmes « SAJ », dans leur contenu et la manière dont ils sont proposés, revêtent un caractère ludique avec pour leitmotiv le plaisir et le partage des émotions. Le jeu sportif, sous toutes ses formes, pratiqué de manière individuelle ou collective, stimule l’imaginaire et la créativité. Il est un vecteur d’apprentissage, d’intégration, de construction voire de reconstruction de soi. C’est une modalité d’action qui fait du divertissement et de l’approche ludique un outil de lutte contre les inégalités. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, est aussi là pour le rappeler et pour inscrire l’accès au sport comme un droit fondamental.

« À chacun son programme ! » 

Le Sport Adapté Jeunes (« SAJ ») déploie 3 types de programmes adaptés aux capacités et aux envies des sportifs, pour leur offrir le plus de possibilités et d’occasions de réaliser leur potentiel et d’exprimer leurs talents au travers de l’activité physique et sportive.

Je découvre

Je joue

Je m’entraîne

Un cycle d'escalade vient de débuter à la SAE de Aubin. C'est un accueil et une participation chaleureuse de l'association qui attend les 19 jeunes inscrits à l'activité escalade.

Partageant l'espace avec les enfants d'un collège, les jeunes ont pu s'essayer à la certicalité avec beaucoup de curiosité, de volonté et de bonheur.

Evolution en hauteur, assurage, apprentissage des noeuds sont au programme sous l'oeil bienveillant des éducateurs et jeunes en service civique des structures, d'un délégué de la fédération Française de Montagne et d'escalade, de la conseillère technique fédérale sport adapté et d'un Brevet d'état d'escalade.

Article publié le 12 mars 2020

 


 

Différence entre poids de forme et poids de santé

 Source "Grimper"

Pour un sportif professionnel ou une personne lambda qui pratique le sport pour être souvent en bonne santé, avoir un poids au-dessus de la normale peut être une réelle préoccupation. En effet, qui ne désire pas avoir un poids idéal ? 

Cependant, dans le milieu sportif, il est plus juste de parler de poids de forme plutôt que de poids idéal. Car, entre le poids idéal encore appelé poids de santé et le poids de forme, il existe bel et bien une différence que nous allons vous faire découvrir dans la suite de cet article.

 poids_nutrition_escalade 

Le poids de santé, qu’est-ce concrètement ?

Beaucoup plus dédié à un public extra sportif, le poids de santé fait allusion à un poids qui va permettre à une personne « x », dans une société donnée, de se considérer comme étant en bonne santé. Et à cet effet, l’Organisation Mondiale de la Santé a suggéré, sur la base de l’Indice de Masse Corporelle (ou IMC), qu’une personne adulte bien portante devrait normalement peser entre 18 et 25 Kg par mètre carré (m²). Autrement dit, au-delà de ces limites, elle est soit en insuffisance pondérale soit en surpoids. 

Comment savoir si vous avez le poids idéal ?

L’IMC est l’instrument le plus connu pour savoir si l’on a un poids normal ou pas. En faisant le rapport de votre masse corporelle sur votre taille au carré, vous devriez normalement retrouver votre poids au m². Ce n’est qu’une fois cette valeur obtenue que vous saurez si avez un poids idéal ou pas. 

Pour vos calculs, si vous n’êtes pas à l’aise avec les chiffres, vous retrouverez un calculateur d’IMC et d’autres outils sur le site Sagesse Santé. Et pour une petite comparaison, voici le rapport poids/taille de quelques grimpeurs. 

Les limites de l’IMC

Bien qu’il soit utile, l’IMC ne renseigne cependant que très peu sur l’état de santé d’une personne. Pour mieux comprendre cette insuffisance relative à l’utilisation de l’IMC, posez-vous juste cette question : Les culturistes, dont l’IMC peut avoisiner les 30 kg/m², devraient-ils être considérés comme des personnes ayant anormalement ou excessivement accumulé des graisses ? Non, certainement !

De ce fait, il est important de comprendre que l’IMC est une mesure qui n’a de sens qu’en considérant essentiellement deux paramètres (poids et taille). Car au-delà de ces facteurs, l’IMC ne semble faire aucune différence entre la masse corporelle ou la densité osseuse. 

Le poids idéal selon votre sexe, morphologie, ossature, ... 

En dehors de l’IMC, le poids de santé peut également être déterminé par d’autres formules basées sur différents critères. Il y a par exemple la formule de Broca qui ne tient compte que de la taille, celles de Monnerot-Dumaine et Bornhardt, un peu plus précises, qui, en plus de la taille, considèrent respectivement la circonférence du poignet et le tour de poitrine. 

Le poids de forme, une notion bien distincte du “poids de santé”

Contrairement à l’expression “poids de santé”, le poids de forme est une notion consacrée aux domaines relevant du sport professionnel. Pour parler du poids moyen dans lequel un sportif se sentira à même d’exprimer son plein potentiel, il convient d’employer l’expression “poids de forme”. Le poids de forme est donc une mesure qui indique si un individu est au mieux de sa forme physique et mentale. Par ailleurs, le poids de forme est un indicateur dont le calcul ne repose pas sur des formules préétablies. 

Sur quels critères se base-t-il ?

Il n’existe en effet pas de formule magique qui indique quel devrait être à priori le poids de forme d’un sportif. Le pourcentage de masse grasse pourrait servir pour se faire une idée de son état général, mais ne devrait en aucun cas être un outil de référence unique pour le sportif. Car, la mesure du poids de forme ne va pas se baser sur un ou deux paramètres comme c’est le cas pour le poids de santé. Il va plutôt dépendre non seulement de l’âge, du sexe, de la taille, de la constitution de l’athlète, mais également du type de sport. C’est d’ailleurs toutes ces considérations qui font que le terme “poids de santé” n’est pas souvent approprié pour parler du poids idéal d’un sportif professionnel.  

Comment connaître alors son poids de forme ?

Comme expliqué ci-dessus, le poids de forme est dépendant de nombreux paramètres indissociables. Dans certains sports tels que les sports de lutte, le poids de forme est souvent prédéterminé. Dans ce cas, les sportifs sont souvent amenés à jouer sur leur poids via l’alimentation et les entraînements physiques. Dans d’autres cas, le poids de forme est le poids qui va permettre au sportif de se sentir stable, en équilibre avec sa carrure. Et pour mieux comprendre cette explication, il suffit juste de prendre l’exemple d’un rugbyman et d’un coureur de fond. Pour réaliser des performances dans leur domaine respectif, ces deux catégories de sportifs ne peuvent poursuivre le même objectif dans la quête de leur poids de forme. Ainsi, pour savoir le poids de forme qu’un sportif devrait avoir, il sera amené à se baser plus sur ses performances passées pour en tirer des conclusions utiles. 

Que retenir au bout du compte ?

Contrairement aux idées reçues, utiliser l’expression “poids idéal” en parlant de la forme d’un sportif est assurément un abus de langage. Par ailleurs, pour connaître à quel poids un sportif professionnel se sent au mieux de sa forme, il est important qu’il puisse connaître son corps tout en apprenant de ses expériences et performances antérieures.

Publié le 13 mars 2020

 


  

Escalade et nutrition - Le poids des mots vu par Amandine Verchère  

 

Source : Planète grimpe

La prévalence des troubles du comportement alimentaire (TCA) chez les sportifs varie de 6 à 45% chez les femmes selon les sports. Les hommes sont eux aussi touchés, mais dans une moindre mesure (0 à 19 %)[1]. Sports à catégorie de poids, athlétisme, gymnastique, danse, équitation et bien sûr, escalade, aucun domaine n’est épargné. On trouve les personnes souffrant de troubles alimentaires, notamment d’anorexie mentale, qui ont tendance à se lancer à corps perdu dans le sport, c’est un phénomène bien connu et bien décrit dans la littérature médicale. Depuis peu, le concept d’anorexia athletica a aussi fait son apparition pour décrire une maladie très proche de l’anorexie mentale à ceci près que la personne qui en souffre relie sa valeur personnelle plus à ses résultats sportifs qu’à son poids. 

En conséquence, certaines fédérations, à l’instar de la FFME, se fendent parfois dans un sous-sous-menu d’un PDF à destination des entraineurs afin de leur permettre de repérer les signes d’un TCA chez l’un ou l’une de leurs athlètes[2]. On veut détecter les personnes souffrant de TCA et qui se sont tournées vers le sport, très bien. Mais ne pourrait-on pas aussi regarder sous le tapis et chercher à savoir dans quelle mesure le sport en lui-même est générateur de trouble? 

Vraiment, que fait-on pour la prévention des TCA ? Réponse : rien, ou pas grand chose. Et c’est fort regrettable car ce n’est pas un sujet anecdotique, notamment chez les adolescent.e.s. A titre d’exemple, j’ai soumis un questionnaire auquel 18 jeunes grimpeurs de 14 à 18 ans de niveau national ont répondu de manière anonyme. Résultat : parmi eux, 3 présentent des signes de compulsions alimentaires et 1 a très probablement un trouble alimentaire avéré. Des jeunes comme ceux-ci, il y en a dans tous les clubs. Vous en croisez tous les jours dans votre salle. Ce sont des jeunes comme les autres, qui chahutent entre-eux, qui s’envoient des vannes et qui rigolent pour des bêtises. Ils rient, c’est qu’ils s’amusent…mais peut être certains moins que d’autres. Parmi eux, il y en a probablement un ou plus vraisemblablement une, d’après les statistiques, qu’une plaisanterie sur son physique aura fait rire jaune. Doit-on interdire toutes les plaisanteries entre copains ? L’enjeu ici n’est pas seulement le respect des susceptibilités. L’enjeu est plus souvent qu’on ne le pense la santé. Interdire, non. Sensibiliser, oui. Pour avoir reçu pendant plusieurs années des personnes en consultation car en souffrance avec l’alimentation, je connais parfaitement l’impact des petites phrases, des surnoms, des plaisanteries récurrentes sur le poids et le physique. On les croit souvent inoffensives, elles ne le sont pas tant que ça.

Et pour être claire, je pense que l’ensemble des personnes qui gravitent autour d’un.e athlète, sa famille, ses amis, ses coéquipiers et ses entraîneurs, devraient être informées que les remarques, les comparaisons à propos de son poids ou de son corps ne sont pas anodines. Jamais. Mêmes exprimées sur le ton de la plaisanterie. Même si l’athlète en rigole aussi. Et pas plus quand elles sont exprimées avec bienveillance. Une remarque à ce sujet ne rend jamais service à qui que ce soit. Au mieux elle vexe, au pire elle peut contribuer à la survenue d’un trouble alimentaire. 

Parfois on me rétorque « Oui mais les troubles alimentaires surviennent chez les personnes qui ont un terrain propice à leur apparition, les personnes fragilisées ». L’adolescence est une période de fragilité. Par ailleurs, on ne connait jamais vraiment le rapport qu’une personne entretient avec son corps. Mais ce qu’on sait, c’est que lorsque un TCA se déclenche, il est très difficile de revenir en arrière. 

En outre, l’escalade en elle-même est un sport qui peut générer une préoccupation pondérale exagérée. En effet les enfants qui pratiquent en club sont familiarisés très tôt avec la notion de rapport poids/puissance et les filles, au moment de la puberté, en prennent la pleine mesure. 

Il suffit d’observer la catégorie benjamine pour s’en rendre compte, avec ces ados qui ont presque une apparence d’adulte et qui côtoient des filles du même âge ou presque, mais qui paraissent sortir de CE2. Quand l’une de ces dernières gagne, c’est « normal, elle est toute fine, elle colle mieux à la paroi », c’est « normal, elle doit peser 25 kg avec le baudrier, son rapport poids/puissance est excellent», etc. Mais dans la tête de ces jeunes filles, comment résonnent ces constatations ? Quel message retiennent-elles ? Si elles étaient plus fines, elles auraient eu plus de chance de gagner…Et si elles avaient été plus légères, si seulement. 

Quand l’injonction de minceur et de contrôle de son poids ne provient plus seulement des modes et des publicités et qu’elle est renforcée par les discours tenus dans le milieu sportif, que peut-il se passer dans la tête d’une ado en pleine construction ? Comme en témoigne Sasha DiGiulian dans Outside magazine[1], quelques commentaires ont suffit à modifier son comportement lorsqu’elle était plus jeune  « Je me souviens avoir lu des commentaires sur des forums en ligne qui attribuaient ma réussite dans l’escalade à mon faible poids et une probable anorexie. Ma perception de moi-même a alors commencé à changer. Je me suis mise à faire plus attention à mon alimentation, à essayer de garder un corps juvénile, et je me suis convaincue que pour grimper fort, je devais me maintenir à un certain poids. Cela impliquait la surveillance stricte de mes apports caloriques et faire du sport à outrance ou bien me sentir coupable après avoir craqué.» Cette athlète a finit par accepter de peser plus lourd que dans l’enfance et d’avoir des formes, en bref accepter de laisser faire la nature. 

Dans son témoignage, la grimpeuse américaine met aussi en lumière à quel point la puberté est un tournant important dans la vie d’une athlète, ce que confirme la championne britannique Natalie Berry dans un long article paru en 2018 sur uk climbing.com[1]. Il en ressort que dans le sport de haut niveau, le problème avec la puberté, c’est qu’on la considère justement comme un problème alors qu’il ne s’agit que de l’évolution naturelle du corps. On perdrait probablement moins de grimpeuses prometteuses en les accompagnant à l’adolescence pour faire de leur corps un allié plutôt qu’en leur faisant penser que la puberté est un frein à leur accomplissement sportif.

Reconnaître que l’escalade est un sport « à risque » pour les TCA, prendre les devants et expliquer aux jeunes que la masse osseuse double entre 13 et 17 ans et qu’il est bien normal de prendre du poids, que les changements hormonaux féminins entraînent une propension à fabriquer de la masse graisseuse, mais que l’entrainement provoque aussi un développement non négligeable de la masse musculaire et que tout ça, ça fait aussi peser un peu plus lourd qu’avant et que c’est normal. Leur dire aussi que le fameux rapport poids/puissance varie au cours de la vie mais qu’il ne fait pas tout. Leur citer aussi une phrase de Nathalie Berry « Même si votre rapport poids/puissance est optimal, vous n’irez nulle part si votre mental n’est pas au rendez-vous au moment du crux dans votre projet. » Et surtout, les prévenir que dans tous les cas, la restriction alimentaire ne donne jamais de bons résultats : on se blesse plus, on récupère moins vite, on se fatigue plus rapidement…est-ce vraiment cela l’idée du sport ? 

 Texte: Amandine Verchère

Publié le 13 mars 2020 

 


  

Chapeau bas Madame !

Julia Chanourdie réussit Super crackinette (9a+)

 

supercrack
Julia Chanourdie à Saint-Léger où l'on distingue Super Crackinette (9a+) au second plan. Source : Instagram de Julia

La ligne emprunte un superbe bombé en 8c équipé par Quentin Chastagnier pour rejoindre la partie dure de Crackinette (made in Laurent Triay), 8c également, sans l’ombre d’un repos entre les deux sections. Elle fut libérée par Alex Megos, un grand nom, avant d’être répétée par Gérôme Pouvreau, un deuxième grand nom, et de se retrouver propulsée sur le devant de la scène après avoir été flashée par Adam Ondra, un troisième grand nom.

Julia Chanourdie est donc la 4e et la première femme à vaincre cette ligne désormais mythique. Quant à la cotation, aucun des deux répétiteurs qui l’ont précédée n’a jugé bon de remettre en cause le 9a+ proposé par Megos.

Article publié le 13 mars 2020


  

SEB BOUIN libère un nouveau 9A dans le Sud de la  France.

 

© Tilby Vattard

 Samedi dernier, notre boulimique des falaises, Seb Bouin, a libéré le premier 9a du spot de St Guilhem le Désert. Après avoir déjà libéré trois 8c+ sur cette même falaise (« fusion lactique », « premier de cornée » et « paix à son âme »), la barrière du 9a est enfin tombée avec la ligne « Bulle d’air », une voie assez courte sur pinces, avec un début en 8A bloc, une traversée et un 7C bloc pour terminer.

Ne manque plus que quelques motivés pour venir tester cette nouvelle ligne dans le 9ème degré!

Publié le 10 mars 2020


 

La Chine ferme l’accès à l’Everest pour ce printemps 2020 !

 

Les opérateurs d’expéditions sur le versant tibétain ont été notifiés ces dernières heures. La China Tibet Mountaineering Association a annoncé que les permis d’ascension de ce printemps étaient annulés. Aucune expédition n’aura lieu côté tibétain cette saison sauf peut-être 100% chinoise. La raison invoquée est évidemment la lutte contre la propagation du coronavirus. Comme l'explique Alan Arnette (en anglais) « la Chine donne la priorité à la sécurité de son côté de la montagne ». Il sous-entend ici que de l’autre côté de la montagne l’approche est toute autre. Il évoque la « propagande » des opérateurs du versant népalais qui tentent de sauver leur saison. « Je suppose que le Népal ne fermera pas son versant en privilégiant l’argent sur la santé ». En tous cas, Katmandou a d'ores et déjà reporté la mise en application de ses nouvelles règles censées accroître la sécurité sur l'Everest.

Publié le 13 mars 2020  


  

Une section escalade sport adapté à PAU

 

La création de la section escalade sport adapté par l'association "La Maison de la montagne" en janvier dernier est une réussite. Spécialisée depuis de nombreuses années dans l'inclusion par la montagne l'association permet, grâce à un partenariat actif avec l'UPPA, aux personnes en situation de handicap d'avoir une pratique de l'escalade régulière et individuelle.

Animé par un Moniteur Brevet d'état d'escalade et des bénévoles de l'association, tout est réuni pour permettre un apprentissage dans les meilleures conditions.

Particularité : les valides sont les bienvenus dans ce créneau et ils sont 2 à l'avoir rejoint.

Les personnes peuvent venir pratiquer avec un membre valide de leur cellule amicale ou familiale (un frère, une soeur, un parent, un ami, un aidant).

De jeunes enfants côtoient de jeunes adultes, les compétiteurs côtoient les débutants, le tout dans la bonne humeur et la satisfaction.

CLARA ASSURE ANAIS.jpg - 3.41 Mo

Article publié le 07 mars 2020

 


 

Les nouveaux champions de France de bloc jeunes 2020

 

© Coll. Oriane Bertone

 Ça y est, on connaît désormais les noms des nouveaux champions de France de bloc jeunes 2020 qui ont été sacrés à la Baconnière.

Oriane Bertone sans surprise en minime fille

Pas de surprise en minime, la Réunionnaise Oriane Bertone surclasse une nouvelle fois la compétition en étant la seule à sortir tous les blocs. Elle décroche ainsi son 2ème titre national consécutif en bloc, et tout laisse croire qu’il devrait y en avoir d’autres dans les années qui viennent. On a déjà hâte de la retrouver cadette histoire de la voir se frotter aux seniors. À suivre! Louna Deshayes et Marie Corbillé complètent le podium.

 

Premier titre national pour Florent Beguinet en minime garçon

En finale, il ne fallait pas faire tellement d’erreur chez les minimes garçons. Les 3 premiers du classement sont à 3 tops en finale, et tout se joue au nombre d’essais… À ce petit jeu là, c’est le jeune de Génération Roc, Florent Beguinet, qui rafle la mise avec seulement 5 petits essais pour les 3 blocs. Lubin Leroy et Quentin Macé terminent respectivement en argent et en bronze avec 6 et 12 essais pour les 3 blocs de finale…

Un bloc suffit à Zélia Avezou pour décrocher l’or en cadette

Chez les cadettes, le circuit de final était plus relevé. En effet, un seul bloc suffisait pour décrocher le titre de championne de France, et c’est Zélia Avezou qui s’en sort le mieux avec un bloc à vue en finale. Agathe Calliet et Elsa Ravinet réalisent toutes les deux 1 bloc et une zone en 3 essais, mais c’est la Valentinoise (Agathe Calliet) qui prend l’argent grâce à un meilleur classement en qualifs où elle terminait 1ère.

Mejdi Schalck champion de France cadet

Pour la finale cadet, même chose qu’en cadette. 1 bloc suffisait pour remporter le titre. La bataille a été rude entre Mejdi Schalck et Eliot Barnabé qui réalisent tous les deux 1 bloc en 3 essais et 2 zones en 2 essais. Il faudra donc remonter au classement des qualifs pour déterminer le champion de France cadet, et c’est le chambérien Mejdi Schalck qui l’emporte donc avec une pôle position en qualifs.

Flavy Cohaut rafle le titre en junior fille

Chez les juniors, on attendait une très grosse bataille… On pense notamment à Valentine Mangin et Mailys PiazzaLunga qui étaient en finale le week-end dernier en seniors ou encore Flavu Cohaut qui nous a montré chez les seniors de quoi elle était capable sur le circuit de qualif.. Et c’est finalement Valentine et Flavy qui s’en sortent le mieux en étant les seules à sortir 2 blocs. Flavy, avec seulement 4 essais contre 7 pour Valentine, prend la médaille d’or de ce championnat de France. Valentine se contente donc de la médaille d’argent, et c’est la diffeuse Camille Pouget qui complète le podium avec 2 zones en 6 essais.

Nathan Martin sort le grand jeu en finale junior garçon

Enfin, chez les juniors garçons, à l’instar des filles, le niveau était plus que relevé et il était difficile d’annoncer un pronostic! Mais c’est au prix d’une grosse bataille que Nathan Martin remporte la médaille d’or en étant le seul à toper 2 blocs, en 15 essais tout de même! Derrière, on retrouve Alistair Duval avec 1 bloc à vue et 3 zones, suivi par Sam Avezou avec un bloc en 2 essais et 3 zones également.

Article publié le 7 mars 2020

 


 

 

Romain Desgranges met un terme à sa carrière 

A 37 ans, Romain Desgranges vient d’annoncer qu’il raccrochait les chaussons, mais seulement ceux destinés à la compétition. Après 18 ans d’équipe de France, 130 participations en Coupe du monde, deux victoires en Championnat d’Europe, une victoire au Classement mondial en 2017 et une médaille de bronze en 2018, le capitaine de l’équipe de France a mûrement réfléchi sa décision. Explications.

© FFME 

« Cela fait bien quatre mois que je pèse le pour et le contre concernant l’arrêt de ma carrière, que je me questionne. Et finalement, je me décide. Les facteurs qui ont fait pencher la balance sont nombreux, ils tiennent autant de mon ressenti que de mes blessures et contre-performances », explique Romain Desgranges.

L’année 2019 a en effet été compliquée pour l’ex-leader mondial de difficulté. Se lancer dans le combiné olympique fut une aventure éprouvante. « J’ai fait ce choix avec l’objectif de bousculer un peu mes habitudes à l’entraînement. J’avais besoin de renouveau. Mais une blessure au dos m’a handicapé à ma reprise en début de saison. Le temps de me remettre et j’étais déjà en retard sur une saison extrêmement complexe à aborder en raison de la densité des compétitions imposée par la préparation à l’épreuve du combiné », confie le champion.

Puis, quelques jours avant les Championnats du monde, Romain Desgranges se blesse à nouveau, au genou cette fois. « J’enchaînais entre douleurs de blessures persistantes à l'entraînement et blessures de reprise. Quand tu essayes d’amener ton corps là où il ne veut pas, il t’envoie des signaux assez radicaux. »

Romain Desgranges essaye alors de changer de technique, de trouver des solutions pour s’entraîner autrement. « Mais rien à faire, je n’ai pas réussi à aller là où je le voulais, c’est-à-dire sur des podiums internationaux. »

Et, pour cet ancien leader mondial, faire de la figuration en équipe de France n’a absolument aucun intérêt : « C’est aussi ça qui m'a aidé à prendre ma décision : je ne me suis pas arrêté de grimper, je grimpe encore tous les jours, mais je n’arrivais pas à mettre ce petit plus qui est nécessaire à l’entraînement et dont on a besoin pour le haut niveau. Je n’ai pas envie de ternir ma passion, juste pour faire des compétitions. Comme je le dis souvent, l’équipe de France n’est pas une agence de voyage. Si je pouvais me relancer dans les compétitions avec le niveau de faire des podiums internationaux, j’irais à fond. Aujourd’hui je sens que je n’ai plus les capacités de le faire. Inutile d’insister pour me blesser encore. »

Mais le propre d’un champion, c’est bien de repartir, de ne jamais rien lâcher. Pour la suite, le Chamoniard a en effet des projets plein la tête. Sa première résolution sera de profiter de ce début de semi-retraite pour se reposer et s’habituer à cette nouvelle vie. Voilà 25 ans qu’il se réveille avec un seul objectif : être au top niveau mondial. Désormais, tout va changer, et cela nécessite un petit temps d’adaptation.

Mais Romain Desgranges l’assure : « Ce n’est pas une page qui se tourne ou un chapitre qui se clôt. J’ai grimpé, j’ai fait des compétitions, j’ai participé à des finales, je me suis encore plus entraîné, je suis monté sur des podiums et j’ai gagné des compétitions. Aujourd’hui je vais grimper encore tous les jours, car j’en ai le temps, mais en savourant cette différence entre grimper et s’entraîner. Et puis, je vais prendre le temps de construire la suite comme il faut, car je compte bien continuer à vivre de l’escalade, de ma passion. L’entraînement et la compétition représentent toute ma vie. Je vais donc tâcher de rester proche de l’équipe de France, même si ce n’est pas moi qui ai les chaussons aux pieds. L’aventure continue ! »

En ce début de retraite sportive, Romain Desgranges tient à remercier profondément toutes les personnes qui l’ont soutenu durant ces 20 dernières années et qui ont participé au fait que cette aventure soit aussi belle. « La liste est longue, des milliards de mercis pour tout ce qu’ils m’ont donné. »

Publié le 29 février 2020

 


  

NICO JANUEL COCHE « LA FORCE » 9A AU TOIT D’ORSAY

 Si il est passé à côté des championnats de France de bloc le week-end dernier avec une 35ème place, le bloqueur de 37 ans n’en reste pas moins en très grande forme. Alors qu’il travaille depuis quelques temps le projet du « Bombé bleu » à Buoux, il continue également d’écumer les spots de fontainebleau et de la région Parisienne. Cette fois, il réalise « La Force », au toit d’Orsay. Libéré par Alban Levier en 2016, la cotation avait été proposée à 9a voie, prenant en compte la trentaine de mouvement qui composent ce problème.

Après Alban Levier et Camille Coudert, Nico Januel est donc le 3ème ascensionniste de « La Force ».

Publié le 29 février 2020

 


 

 

MANU CORNU CHAMPION DE FRANCE DE BLOC 2020 

 Manu Cornu n’aura rien laissé passé. Au terme d’une finale haletante, il déroche l’or avec un mental d’acier. Avant un résumé complet de ce week-end, voici les résultats des finales masculines:

1- Manu Cornu
2- Micka Mawem
3- Léo Avezou
4- Paul Jenft
5- Matthieu Ternant
6- Pierre Le Cerf

Publié le 29 février 2020


FANNY GIBERT IMPÉRIALE SUR LES CHAMPIONNATS DE FRANCE DE BLOC SENIORS

 

Fanny Gibert en finale | © Planetgrimpe 

La Réunionnaise n’aura laissé aucune chance aux outsiders de la finale: 4 blocs en 5 essais, et pour la plupart, sur rando. On approche la perfection. Et puis quel superbe spectacle, avec des ouvertures excellentes qui nous auront tenu en haleine jusqu’au dernier bloc…

Avant de revenir en détails sur cette première finale, voici les résultats:

1- Fanny Gibert
2- Charlotte André
3- Chloé Caulier
4- Luce Douady
5- Valentine Mangin
6- Mailys Piazzalunga

Publié le 29 février 2020


 

Top 5 des sommets de 8.000 mètres les plus gravis au monde !

 

Sur les 14 sommets de 8000 mètres que compte la planète, tous ont été gravis depuis bien longtemps. La plupart dès les années 1950. L’Annapurna fut le premier d’entre eux, quelques années avant que le plus célèbre ne soit finalement conquis : l’Everest. Encore aujourd’hui, la plupart d’entre eux reçoivent leur lot d’alpiniste. Certains sont devenus des incontournables pour les collectionneurs de hauts sommets. Ailleurs, c’est beaucoup plus calme. Certains 8.000 ne voient pas de grimpeurs pendant plusieurs saisons d’affilée. Quels sont les 8.000 les plus gravis ? Voici les 5 premiers !

  • 1. Everest : 10.000 summiters
  • 2. Cho Oyu : 3.000 summiters
  • 3. Manaslu : 2.000 summiters
  • 4. Gasherbrum : 1.000 summiters
  • 5. Lhotse : 900 summiters

Quelques détails…

1. Le Mont Everest, 8.848 mètres (Népal – Tibet)

D’après l’Himalayan Database qui répertorie les ascensions sur certains sommets de l’Himalaya, ce sont quelques 10.000 alpinistes qui seraient arrivés au sommet de l’Everest depuis 1953. Depuis l’époque des pionniers, le paysage des expéditions a bien changé sur le toit du monde. Désormais chaque printemps, le nombre d’alpinistes au sommet se compte en centaines. Presque 900 lors du printemps 2019. Entre 1953 et 1973, un peu plus de 30 grimpeurs avaient réussi le sommet. Sur les 10.000 « summiters », seuls 2% environ ont réalisé cet exploit sans oxygène. Tous les autres, à commencer par les deux premiers, utilisaient des bouteilles d’oxygène.

2. Le Cho Oyu, 8.188 mètres (Népal – Tibet)

Situé à la frontière entre le Népal et la Chine, le Cho Oyu est considéré comme l’un des 8.000 les plus accessibles (tout est relatif). Il est la destination de nombreux alpinistes tentés par un premier 8.000. Quelques 3.000 personnes ont déjà marché à son sommet. Sa première ascension date de 1954. Près de 40% des grimpeurs arrivant au sommet y utilisent de l’oxygène. La plupart des alpinistes empruntent la voie normale, mais certains s’aventurent sur de nouveaux itinéraires.

3. Le Manaslu, 8.163 mètres (Népal)

Avec environ 2.000 grimpeurs parvenus au sommet depuis 1956, le Manaslu est loin derrière l’Everest. C’est pourtant un sommet de plus en plus prisé, notamment à l’automne. Durant l’automne 2019, presque 300 « summiters » ont été décomptés. Son altitude est plus basse que l’Everest, et les expéditions un peu plus courtes. Mais près de 60% des grimpeurs utilisent néanmoins de l’oxygène supplémentaire pour arriver au sommet. Entre 1956 et 1971, aucun alpiniste n’a atteint le sommet. Il y a des summiters chaque année au sommet du Manaslu depuis 1980, à l’exception de 2004 et 2005.

4. Le Gasherbrum II, 8.035 mètres (Pakistan – Chine) 

Il s’agit du 8.000 le plus gravi du Karakoram avec près d’un millier de summiters. Les statistiques d’ascension sur les sommets du Pakistan ne sont pas très précises, mais c’est clairement plus que le sommet suivant et moins que le Manaslu. La première ascension de celui que l’on appelait le K4 au 19e siècle date de 1956. C’est une expédition autrichienne qui avait réussi cette première deux ans avant que son petit cousin, le Gasherbrum I ne soit à son tour gravi.

5. Le Lhotse, 8.516 mètres (Népal – Tibet)

Avec près de 900 alpinistes au sommet depuis 1956, le petit voisin de l’Everest est beaucoup moins fréquenté. Comme sa voie normale partage une grande partie de l’itinéraire de l’Everest, les alpinistes qui s’y attaquent ne se sentent pas trop seuls…

Le Broadpeak (Pakistan) n’est pas loin d’égaler le Lhotse mais les statistiques disponibles sont très approximatives. Des sommets comme l’Annapurna sont loin derrière avec presque 300 « summiters » seulement. Le célèbre K2, second sommet de la planète, n’atteint pas non plus la barre des 500 summiters. Avec le Nanga Parbat, ces trois derniers sommets sont également ceux qui cumulent le plus fort taux de mortalité chez les grimpeurs.

Illustration © DR

Publié le 29 février 2020 

 


 

 

Arguibelle Falaise vertueuse

 Nichée au cœur des Pyrénées-Atlantiques, à la frontière entre le Pays Basque et le Béarn, la falaise d’Arguibelle présente une crête de calcaire de 800m de long, entièrement dédiée à l’escalade. Plus de 300 voies, dont l’éventail de difficulté varie de 3 à 8c+, s’offrent ainsi aux grimpeurs. Mais ce qui fait aujourd’hui la particularité de ce site naturel d’escalade, c’est sa gestion multi-partenariale exemplaire, menée par un Comité Territorial 64 (CT64) métamorphosé, dans la lignée de la politique fédérale en matière de gestion des falaises. Explications.

 

Résultats de l'étude sur les comportements à risque en escalade (ECORE) 

 

En collaboration avec Aix-Marseille Université : publication de la première partie des résultats de l’Etude sur les comportements à risque en escalade (ECORE) en voie d’une longueur. Près de 4000 grimpeurs, femmes et hommes, ont participé. Avez-vous adopté des comportements qui permettent une pratique sûre ? C’est ce que décrivent les premiers éléments de réponse.

Résultats de l’Etude sur les comportements à risque en escalade (ECORE)

© FFME 

 

L’étude porte sur les grimpeurs à corde dans le but de mettre en lumière leur perception du risque au regard de leur comportement dans des situations usuelles d’escalade.
 
3919 participants et participantes (1/3 de femmes) ont répondu au questionnaire.
 
Vous trouverez dans cette première partie du rapport technique ECORE :
  • Un état des lieux des comportements des grimpeurs en escalade sportive au regard de leur gestion des risques et les raisons sous-jacentes à leurs éventuels comportements à risque ;
  • L’identification des facteurs de risque associés au vécu d’un accident suite à une chute en escalade. 
Vous y découvrirez des éléments de réponses aux questions suivantes (et à bien d’autres) :
  • Les contrôles de sécurité élémentaires sont-ils aujourd’hui adoptés par tous les pratiquants ?
  • Comment les grimpeurs justifient-ils une absence de contrôle ?
  • L’absence de contrôle est-elle le fait d’une catégorie précise de grimpeur ?
  • Qui sont les grimpeurs les plus exposés à l’accident ?
  • Le niveau de pratique à vue joue-t-il un rôle ?
  • La population de grimpeurs expérimentés est-elle plus exposée ?
 
Vous êtes curieux sur votre manière de gérer votre sécurité en escalade à corde, vous encadrez des grimpeurs lors de séances d’initiation, de perfectionnement, d’entraînement : lisez l’enquête ECORE, des points de vigilances « sécurité » ressortent.
 
 
Merci à vous, participantes et participants à cette étude, qui avez témoigné de votre expérience en escalade en site naturel ou artificiel, quel que soit votre niveau de pratique.
Merci à toutes les personnes ayant relayé l’enquête.
Merci à Aix-Marseille Université pour l’investissement des investigateurs scientifiques Cécile MARTHA et Maxime LUIGGI et de leur stagiaire Rémy TROCELLO.
 
Et rendez-vous au printemps prochain pour la seconde partie des résultats de l’enquête…

Article publié le 15 février 2020.

 

 
 

Revue pyrénéenne : nouveau site Internet et page Facebook

 

Les Amis de la Revue pyrénéenne (LARP) possèdent désormais un vrai portail internet ergonomique et fonctionnel.

Le site refondu de la Revue pyrénéenne est accessible ici : https://www.revue-pyreneenne.com/

Et une page Facebook a également été lancée : https://www.facebook.com/larevuepyreneenne/

 Article publié le 15 février 2020.

 


 

LE CALENDRIER DES COMPÉTITIONS INTERNATIONALES EN 2020

 

 

Cette saison 2020 sera chargée en compétitions internationales et tous les regards seront portés à la fois sur la saison classique de Coupes du Monde IFSC mais aussi et surtout sur les Jeux Olympiques de Tokyo, où l’escalade fera pour la première fois son apparition.

La qualification olympique se termine

À la fin de la saison 2019, 28 athlètes avaient gagné leur place aux Jeux Olympiques d’été de Tokyo 2020, après deux compétitions très disputées à Hachioji, au Japon lors des Championnats du Monde et à Toulouse, en France lors du TQO. En 2020, les 12 dernières places restantes pour les J.O seront déterminés à l’issue des cinq prochains championnats continentaux:

Championnats panaméricains – Los Angeles (USA): 24 février – 1er mars
Championnats d’Afrique – Le Cap (RSA): 19-22 mars
Championnats d’Europe – Moscou (RUS): 20-27 mars
Championnats d’Océanie – Sydney (AUS): 27-29 mars
Championnats d’Asie – Chongqing (CHN): 25 avril – 3 mai

En plus des dernières épreuves de qualification et des préparatifs pour les grands débuts olympiques en août, la série de Coupes du Monde se poursuivra comme chaque année. Les meilleurs grimpeurs du monde se donneront rendez-vous dans 12 villes à travers huit pays avec des étapes habituelles comme Meiringen, Wujiang*, Chongqing*, Munich, Villars, Chamonix, Briançon ou Xiamen.

Les Coupes du monde feront également un retour sur le site d’escalade emblématique d’Innsbruck, en Autriche, en juin pour une Coupe du Monde de bloc et de difficulté, tandis que le voyage annuel aux États-Unis aura lieu à Salt Lake City au lieu de Vail. De même, l’événement en Slovénie se déplace de Kranj à la capitale Ljubljana, et un nouvel emplacement a été ajouté à Séoul, en Corée du Sud pour une Coupe du Monde de bloc et de vitesse.

(*): À cause du coronavirus, les Coupes du Monde à Wujiang et Chongqing, ainsi que les Championnats asiatiques, également prévus à Chongqing pourraient être reportés, déplacés ou même annulés, si nécessaire. La fédération internationale d’escalade sportive et l’association chinoise d’alpinisme surveillent en permanence la situation dans le pays et les rapports fournis par l’Organisation Mondiale de la Santé, bien conscients que les trois compétitions prévues en avril sont en périls.

Après la première apparition olympique de l’escalade, les étoiles montantes de ce sport monteront sur scène lors des Championnats du monde d’escalade jeunesse à Voronej, en Russie. L’événement durera huit jours et mettra en vedette les trois disciplines d’escalade dans les trois catégories jeunes: minimes, cadets et juniors, du 23 au 31 août.

Le calendrier complet:

 

 


 

 

PasseMurailles#4 – Soutenez un titre atypique dans le monde du pyrénéisme, de la montagne et des grands espaces ! 

 

 Article publié le 29 janvier 2020

 


 

 

RÉSULTATS DE LA COUPE DE FRANCE DE BLOC SENIORS DE CHAUMONT

Ultime étape de préparation pour les seniors avant les championnats de France de bloc qui se dérouleront à Charnay les Macon les 22 et 23 février prochains! Et ce sont Charlotte André et Clément Ozun qui s’imposent sur cette étape. Les résultats complets ci-dessous.

 Article publié le 29 janvier 2020

 


 

Hugo Parmentier enchaine son premier 9B « Eagle 4 » à Saint Leger!

 

 Après plusieurs séances de travail, il aura profité des bonnes conditions du week-end pour cocher « Eagle 4 », LE 9b de Saint Leger. Équipée par Elie Morieux et libérée par Adam Ondra en 2018, cette ligne du secteur Praniania se classe parmi les voies les plus dures de l’hexagone et permet à Hugo d’entrer dans la cours des grands. Et comme le suggérait le titre de notre dernier article dédié à Hugo, « Hugo Parmentier, le nouveau (et futur) performer qui monte », tout laisse penser que cette énorme croix en appellera d’autres et que la saison 2020 s’annonce d’ores et déjà palpitante. Article publié le 29 janvier 2020

 


  

Création d’une section escalade en Sport Adapté! Inscriptions ouvertes!

L’escalade: un sport complet, ludique et désormais accessible à tous !

La Maison de la Montagne s’associe au comité du Sport Adapté (CDSA 64) et à la Fédération Montagne Escalade (FFME 64) pour ouvrir une section escalade destinée aux personnes en situation de handicap mental.

La particularité de ce projet : une pratique hebdomadaire sur 6 mois et une activité inclusive, ouverte aux accompagnants valides.

Les inscriptions sont ouvertes !

Contactez nous au 05 59 30 18 94 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Article publié le 15 janvier 2020 


 

Marcel Remy, 96 printemps et toujours passionné de grimpe : le documentaire à ne pas manquer !

Le 16 janvier en prime time – 20h40 – sera diffusé sur Ushuaïa TV un documentaire sur un ovni de l’escalade. 

Copie de CRY_Marcel Remy, grimpe en tête, salle d'escalade de Villeneuve, janvier 2019 _0006_01
Marcel Rémy, bientôt 97 ans, grimpe un 5a en tête à la toute nouvelle salle de Villeneuve. Photo : Claude Rémy
 

Au-dessus de toute forme de compétition, hors du temps, Marcel Remy incarne comme personne l’universalité de l’escalade. À 97 moins un mois, il se met encore, en tête s’il vous plaît, de petits projets en salle ou en falaise ; son fils Claude, autre figure incontournable de la verticalité, nous raconte l’émouvante histoire de sa dernière croix : 

" Marcel, 97 ans le 6 février prochain, vient de recommencer de grimper après trois mois d'arrêt suite à une chute dans son jardin, oui il cultive encore ses légumes lui-même. Après cette chute, douleurs, toubibs, radios et la lenteur de son retour à marcher avec peine, il se croyait "foutu". Et pourtant il a repris la grimpe avec succès dans la nouvelle salle d'escalade de Villeneuve, désormais la plus belle et grande de Suisse, où après deux séances il a grimpé en tête dans un 4c puis dans un 5a, arrivé en bas il avait un immense sourire et un plaisir au-delà du ciel et du paradis. Incroyable. Ce jour-là, Marcel a même eu l'occasion d'échanger quelques mots avec Alex Chabot, champion du monde il y a quelques années, qui était venu s'entraîner à Villeneuve. Une rencontre aussi chaleureuse qu'émouvante ! "

Le documentaire, en plus de nous permettre de faire plus ample connaissance avec Marcel, relate son ascension en 2017 d’une somptueuse grande voie des Alpes Vaudoises, Le Miroir de l’Argentine (450m, 5b+). C’était le 22 août, Marcel Remy avait passé 94 ans…

Article le 16 janvier 2020

 


 

 

Résultats de la dernière étape de Coupe de France de bloc jeunes à Chambéry.

 

Podium junior | © FFME 

La coupe de France de bloc s’achevait ce week-end pour les jeunes avec une ultime étape à Chambéry. Si les catégories cadettes, cadets, juniors filles et garçons se sont affrontés hier soir sur une finale en nocturne, les 6 meilleurs minimes de l’épreuve se sont r

etrouvés aujourd’hui pour en découdre.

Résultats minimes filles et garçons

 
 
 
 
  
 
Article publié le 13 janvier 2020 
 
 

  

L’Ice climbing des écrins a soufflé ses 30 bougies !

 

 L’Ice climbing des écrins a soufflé ses 30 bougies !! Planetgrimpe a participé à cet évènement, et on a pas boudé notre plaisir !!

Notre première participation de l’an dernier avait réveillé en nous une furieuse envie de revenir « taper du glaçon » comme on dit !! Nous étions venus sur la pointe des pieds, curieux, excités mais avec une pointe d’appréhension à l’idée de découvrir cette discipline et ce petit monde de la cascade de glace. Mais nous étions repartis encore plus heureux, encore plus excités et sans plus aucune appréhension.

On oublie parfois que l’escalade est aussi (et surtout ?) une discipline de montagne et qu’au même titre que le ski, le ski de rando, le VTT, le canyon, le parapente… les pratiquants sont pour la plupart des passionnés de montagne et de nature. Il n’y a donc aucun paradoxe dans le bilan humain que l’on peut faire en participant à l’Ice Climbing des Ecrins. Les gens présents nous ressemblent et c’est aussi pour ça que c’est bon !! Tout à bloc – Ice Climbing des Ecrins : même combat !!! Il faut croire que dans le 05, on a ça dans le sang. Ou comment organiser d’une main de maître le plus grand rassemblement de cascade de glace dans une ambiance ultra décontractée, conviviale chaleureuse et…… festive !!

Les Hautes Alpes ont aussi cette habitude de vous accueillir à bras ouverts et ce quelque soit votre niveau, votre histoire. Alors, il y va d’une certaine forme de normalité de faire côtoyer toutes  les légendes qui ont fait ce sport et des grimpeurs débutants comme nous avec cette idée simple d’aller partager un bon moment dans les froides vallées voisines. Des vallées aux allures de frigos (de moins en moins malheureusement…) que l’Ice Climbing des Ecrins vous permet de découvrir via l’escalade sur cascade de glace, en ski de rando, en ski freeride et en raquette avec toujours le soucis de partager et d’apprendre. La sécurité, la gestion des risques en montagne sont ici, au cœur du dispositif.

Venir à l’Ice Climbing des Ecrins, c’est faire le choix de passer de bons moments en montagne, de boire des bières, de croiser Tony Lamiche, Giulia Monego, François Lombard, François Damilano, Benjamin Brochar, les frères Semiond, Lionel Daudet…, de finir votre journée dans un bain norvégien à 42 degré ou dans un sauna sur la place du Quartz, d’assister à des projections de film, à un concert endiablé, à un feu d’artifice, de tester du matos gratos (skis, chaussures, piolets, vêtements…) avec les marques partenaires (Petzl, Scarpa, La sportiva, Millet…) … Bref, vous aurez beau chercher, vous ne trouverez pas d’excuses… Alors, à l’année prochaine !

L’Ice Climbing des Ecrins 2020 EN CHIFFRES:

– 64 guides de haute montagne qui encadrent les 20 ateliers d’initiation, de perfectionnement, de sécurité…
– 500 personnes inscrites aux ateliers sur les 3 jours du festival
– Parité totale parmi les inscrits : 50% d’hommes et de femmes
– 10 secteurs ouverts et plus de 150 voies en conditions cette année (Ceillac, Fournel, Fressinières, Pelvoux, Aiguilles, Saint Véran, Rif d’Oriol, Cervière…)
– 2 bus et 12 navettes gratuites pour acheminer les pratiquants sur les sites – 12 chauffeurs
– 2 tarifs différents cette année pour les ateliers encadrés : 40€/jour pour les groupes de 8 pers / guide  et 80€/jour pour les groupes perfectionnement de 4 pers / guide
Article publié le 15 janvier 2020
 

 

René Marsan, tu vas nous manquer !

 

Ren.jpg - 139.19 Ko

 René Marsan a tiré sa révérence dimanche 8 décembre dans l'après midi.

Sa disparition laisse un immense vide au sein du Comité départemental de la fédération mais également dans le milieu associatif et dans la vie de ses amis grimpeurs.

Avec son abord sympathique et son large sourire, il ne laissait personne indifférent.

Une vie marquée par le militantisme à tous les égards où il défendait ses opinions avec conviction tout en restant ouvert au dialogue et en respectant la divergence de point de vue.

A la parole, il joignait les actes en s'impliquant au niveau associatif et fédéral pour promouvoir ce sport qui le passionnait tant. 

Après avoir été le premier secrétaire départemental de la FSU, il siégeait depuis de nombreuses années au Comité départemental de la Fédération Française de montagne et d'escalade des Pyrénées Atlantiques ainsi qu'à l'association "La Maison de la montagne" de Pau dont il partageait les valeurs. 

Nous aurons une pensée émue lors des premiers jeux olympiques où la discipline de l'escalade sera présente et dont il aurait tant aimé être le spectateur. Cela représentait pour lui un rêve devenu réalité et un aboutissement à tous ses efforts. 

On se souviendra avec tendresse de René l'ami sur qui on pouvait toujours compter et avec qui on avait plaisir à refaire le monde au pied des falaises et de René le personnage de la vie locale qui oeuvrait sur tous les fronts pour défendre, valoriser et développer l'activité.

Respecté de tous, il était devenu au fil des années un personnage incontournable du milieu de l'escalade local. 

Outre ses responsabilités fédérales, il avait pris l'habitude de dédier du temps au bénévolat en répondant toujours présent lors de journées de découverte de l''escalade où l'encadrement devait être renforcé ou en ouvrant de voies à la SAE de Pau et Oloron à l'occasion de compétitions ou pour la maintenance courante. Nous avons tous à un moment ou un autre posé les mains sur des prises vissées par René. Son sens de l'esthétique et de la gestuelle en faisaient un ouvreur hors pair. 

Il veillait également à l'entretien des falaises locales; une ronce à tailler par ci, un relais à changer par là et il assurait en toute discrétion le confort et la sécurité des pratiquants. Il s'investissait avec coeur sans compter et sans rien attendre en retour.

Il peut être satisfait de la vie qu'il a mené.

Il nous manquera à tous énormément.

Toutes nos pensées vont à sa compagne Jackie qui s'est battue à ses côtés contre la maladie. 

Publié le 9 décembre 2019

 


 

The Dream, 9b pour Seb Bouin

 

En Albanie depuis près d'un mois, Seb Bouin a libéré un projet équipé par Adam Ondra en 2018, The Dream, qu’il soumet à la cotation de 9b. 

 

dream
Seb Bouin bataille avec les colos mouillées pour la libération de The Dream, 9b. Photo : Franck Andolfato. Source : Instagram de Seb

Seb Bouin ne connaîtra décidément aucun revers en cette année 2019 ; The Dream n’est rien moins que sa 4° voie en 9 b et plus de l'année ! Compte tenu des conditions difficiles et des nombreuses résurgences, cette colo unique de près de 50m ne lui aura finalement pas donné autant de fil à retordre qu’on pourrait le croire. Pourtant, comme l’avait pressenti Adam Ondra en équipant la voie, c’est finalement la cotation de 9b qu’a retenu le Français après sa libération.

 Article publié le 31 décembre 2019

 

 

 

Simond déménage dansde nouveaux locaux à Chamonix

 

Créée en 1860 au pied du glacier des Bossons à Chamonix, la marque Simond accompagne les grimpeurs d’hier et d’aujourd’hui ​sur les premières des plus hauts sommets du monde et dans les grandes premières Alpines.
En 2008, Simond rejoint le réseau Decathlon, qui devient l’unique actionnaire des établissements Simond. Ce rapprochement a permis à Decathlon d’enrichir son offre avec des piolets, crampons, mousquetons très techniques et de meilleure qualité. Pour Simond, la relation privilégiée avec les entreprises du réseau Decathlon lui permet de développer d’autres catégories de produits: cordes, harnais, chaussons, habillement…etc, pour la satisfaction du plus grand nombre de grimpeurs dans le monde. L’entrée dans les nouveaux locaux de la Vigie en 2019, permet le retour aux sources de Simond qui revient sur sa commune de création.

 Après deux ans de travaux, les collaborateurs Simond vont pouvoir découvrir leurs nouveaux bureaux. Un beau cadeau de Noël en avance pour les équipes Simond : ce jeudi 19 décembre elles s’installent dans le nouveau siège international de la marque sur le site de la Vigie à Chamonix.

Après plusieurs années passées à l’étroit, sur le site des Houches, l’espace s’invite dans le quotidien des salariés de Simond. 4000 mètres carrés de bureaux et d’usine, des machines modernisées, tout pour un confort au travail amélioré. En 2008 les salariés de Simond étaient une vingtaine sur le site des Houches, en 2019 ils sont environ 60 sur 1400 mètres carrés. Le bâtiment était devenu trop petit pour accueillir tous les salariés, actuels et à venir. C’est pourquoi ce bâtiment était attendu avec impatience par les équipes.

C’est également l’occasion pour l’usine de voir ses machines modernisées et de réduire les tâches répétitives sans grande valeur ajoutée. Cette modernisation permet aux équipiers travaillant en usine de monter en compétence et de gagner en confort.
La production à Chamonix se voit ainsi pérennisée, en accord avec les origines de la marque née aux Bossons.

 

Ce nouveau bâtiment, se veut un espace ouvert à tous les pratiquants d’escalade. Un espace convivial devrait ouvrir très rapidement afin que les équipes Simond puissent recevoir et échanger avec les passionnés d’escalade et d’alpinisme de la vallée.

Un espace retraçant l’histoire de l’alpinisme, à travers les produits Simond sera accessible à tous. L’occasion de rappeler les liens très forts entre Simond et le développement des sports de grimpe.

Les salariés de Simond découvrent leur nouvel outil, ce jeudi 19 décembre mais l’inauguration officielle attendra quelques mois. Le temps pour les salariés de Simond de prendre leurs marques et de finaliser l’organisation des bureaux et des machines. La partie usine du site ayant besoin de quelques mois de rodage avant de pouvoir être ouverte au public.

Cette inauguration sera l’occasion d’honorer la mémoire d’Olivier Bonnet, initiateur pour Simond de ce formidable projet. Article publié le 31 décembre 2019

 


 

 

Intégration et découverte du territoire avec Isard Cos

 

Car l'intégration citoyenne est avant tout une histoire de rencontres, la Maison de la Montagne propose avec l'association d'aide aux réfugiés Isard Cos un cycle de 6 journées pour découvrir le territoire pyrénéen, son environnement, sa culture et ses activités économiques. Un projet réalisé grâce au soutien de la direction départementale de la cohésion sociale.

Hier, mercredi 18 décembre, la première sortie a eu lieu sous un soleil radieux en vallée d'Ossau, accompagnée par le bureau des guides de Pau.

Visite du village typique de Bilhères-en-Ossau avec ses lavoirs traditionnels restaurés dans le cadre de nos chantiers Patrimoine et Insertion, auxquels justement des réfugiés d'Isard Cos ont participé cette année. Au fil de la visite, le groupe a découvert la culture pastorale et agricole de la région, ce qui est non sans rappeler leurs souvenirs du Soudan, Afghanistan, Libye et Sénégal.

Après-midi sur le plateau du Bénou, depuis lequel il était possible d'admirer un splendide panorama de la vallée. Vautours fauves, faucon crécerelle, milans royaux ont été au rendez-vous, le gypaète barbu nous a même fait la surprise.

Au-delà de l'environnement, la découverte est aussi celle des Hommes. Visite et randonnée furent prétextes à discussion sur nos cultures respectives, l'arrivée en France en tant que réfugié, les difficultés mais aussi les projets pour l'avenir. Le premier objectif est de s'approprier la langue française alors en balade aussi on s'y applique. Du français, en passant par l'arabe et l'anglais, on arrive à se comprendre et quand les mots ne suffisent plus, il reste toujours la gestuelle et les mimes!

La journée a été ponctuée d'amicales rencontres avec des habitants de Bilhères-en-Ossau, des randonneurs de passage, un garde du Parc, pour finir autour d'une chaleureuse tablée à l'Auberge des Perchades. Cette convivialité réciproque aura, sans doute, permis à nos amis réfugiés de se sentir un peu plus à l'aise sur leur nouvelle terre d'accueil.

 Article publié le 22 déc 2019

 


 

 

Des portefeuilles fabriqués à la main, à partir de cordes usagées !

 

 Et si la corde d’un grimpeur célèbre devenait votre futur portefeuille ? Non, vous ne rêvez pas, c’est possible ! C’est ce que vous propose Daniela Zech, une jeune grimpeuse autrichienne extrêmement créative et passionnée de recyclage en tous genres. 

Le portefeuille mesure 11×9 cm quand il est fermé. Il est très fin et très léger. Une bande élastique permet de le maintenir fermé. Il dispose d’un petit compartiment pour ranger ses pièces, qui se ferme à l’aide d’un bouton pression. La grande poche à l’arrière permet d’y glisser ses billets. Enfin, le portefeuille est muni de 4 compartiments différents pour ranger ses cartes.

Quel est le processus de fabrication d’un portefeuille à partir d’une corde ?

Toutes les étapes sont effectuées manuellement :

1. chaque corde est nettoyée
2. puis l’âme est extraite de sorte qu’il ne reste que la gaine
3. la gaine est coupée en morceaux plus courts qui composent le portefeuille
4. ces pièces sont cousues ensemble pour former une feuille qui sera la partie extérieure
5. pour la partie intérieure, je coupe les pièces nécessaires dans un matériau appelé cuir végétal. Pour la proline une de ces pièces est estampée manuellement (nom de l’athlète et nom de la voie)
6. les parties en cuir végétalien sont cousues ensemble pour former la partie intérieure
7. le bouton-poussoir est placé
8. la partie extérieure et la partie intérieure sont jointes.

Néanmoins, ce que nous avons déjà proposé à certains clients qui nous avaient fait la demande, c’est de nous faire parvenir environ 3 mètres de leurs vieilles cordes déjà nettoyées et avec l’âme déjà extraite (afin que la corde puisse être expédiée dans une enveloppe). Nous avons ainsi pu créé un portefeuille personnalisé pour eux, à partir d’un morceau de leur vieille corde.

Article publié le 21 décembre 2019. 

 


  

Charlotte André et Léo Favot s'imposent sur la CDF de bloc à Lyon.

 

  

Hier soir se sont déroulées les finales de l’étape de coupe de France de bloc à Lyon (salle Block’Out)… Et le moins que l’on puisse dire c’est que quelques cadors avaient fait le déplacement. On retrouvait ainsi en finale chez les hommes, pour ne cite qu’eux, Manu Cornu, Jeremy Bonder ou encore Micka Mawem! Mais c’est le jeune Léo Favot qui leur vole la vedette avec 2 tops et 3 zones en finale…

Chez les femmes, c’est Charlotte André qui domine les débats en s’octroyant la victoire au jeu des essais en finale puisque les 3 premières grimpeuses réalisent 2 tops et 3 zones.

Les résultats complets ci-dessous …

Article publié le 21 décembre 2019

 

 


 

Mais où sont passées les valeurs de l'escalade.

 

Un des équipeurs les plus prolifiques qui soient, figure emblématique de l’escalade hexagonale, Bruno (Graou) Clément a tenu à s’exprimer sur les acusations subies par Said Belhaj qu’il a trouvé, pour reprendre ses propres termes, « pitoyables ».

 

graou

 En fait, je trouve ces accusations pitoyables pour une autre raison qui va bien au-delà de mon amitié avec Said. Ou va l’escalade s’il faut fournir des preuves de tout ce que l’on fait au risque d’être lynché sur internet ? Plus de poésie, plus de liberté, l’escalade est en train de s’aseptiser à grands pas et, selon moi, ce genre de polémique fait beaucoup de mal à notre activité. Je ne suis pas le genre de gars qui aime rentrer dans les petites guerres sur le net, mais devant la déferlante des commentaires à sens uniques qui dézinguent Said sans le connaître et sans savoir de quoi ils causent, j’ai réagi, et j’espère que mon témoignage permettra à certains de relativiser les choses. »

Article publié le 21 décembre 2019

 


 

 

Choisir des chaussons trop petits, pour quoi faire ?

Nous choisissons des chaussons très serrés pour attendre ensuite qu’ils s’agrandissent. Ne serait-ce pas un peu stupide ?

chausson_petit

 

Des chaussons trois pointures en dessous de sa taille normale. Est-ce un choix par habitude ou pour un gain réel en matière de performance ? 

Quand on choisit ses chaussons, on les prend généralement les plus petits possible car le fait d’avoir mal aux pieds fait partie intégrante de la pratique. Quant à la performance, on constate en effet qu’elle peut être améliorée avec des petits chaussons lorsqu’il s’agit de valoriser et de tenir en appui sur de très petites prises. C’est le cas notamment dans les profils entre la dalle et le léger dévers. À l’inverse, dans les profils très déversants, le choix de chaussons « très tendus » ne se justifie pas forcément. 

Quelle est la sollicitation de nos pieds lors de la pratique de l’escalade ?

Si les membres supérieurs sont fortement sollicités dans les déplacements, ils ne sont pas les seuls et le grimpeur a parfois tendance à l’oublier. Les jambes, et plus particulièrement les pieds, jouent un rôle essentiel dans le déclenchement des mouvements, au niveau de la stabilité corporelle et également au moment de la réception pour la pratique du bloc. Le pied agit en appui sur une très faible surface : soit en appui antérieur (frontal, antéro-médial ou latéral) soit en crochetage (talon ou pointe). En appui antérieur, le pied appuie sur la pulpe d’un ou plusieurs orteils, le reste, jusqu’au talon, est en suspension dans le vide, ce qui sollicite particulièrement le système surocalcanéo-plantaire, c’est-à-dire l’ensemble des articulations et des tendons du pied. 

La forme du pied dans le chausson :

Dans un chausson de petite taille, le pied se trouve en flexion plantaire forcée au niveau de l’ensemble des articulations de Lisfranc (zone entre tarse et métatarse), cela permet donc d’éviter qu’il fléchisse. Au niveau de la pointe, l’espace très réduit sollicite fortement les orteils qui se retrouvent en flexion, resserrés les uns contre les autres (le grasping). De cette manière, ils peuvent agir avec puissance. 

Quelles conséquences de porter un chausson trop petit ? 

Outre le fait d’avoir très mal aux pieds surtout lors des premières utilisations, cela peut, à terme, avoir des conséquences pathologiques de type tendinite achilléenne ou aponévrosite plantaire qui se traduisent par des crampes, fourmillements dans le pied, griffe d’orteils, ainsi qu’une déformation précoce du gros orteil. Plus globalement encore, on peut constater des incidences sur la posture. Les sollicitations du pied dans la pratique de l’escalade n’étant pas physiologiques, l’impact sur la posture dans la vie quotidienne est important. Outre les préconisations usuelles d’étirements et de posture, les semelles orthopédiques sont essentielles et permettent de palier les répercussions néfastes de la pratique de l’escalade. En effet, un corps dont le système postural fin est équilibré sera un atout dans la prévention des troubles, pathologies, blessures liées à la grimpe. Leur but est de corriger les dysfonctionnements musculaires et de compenser les troubles statiques.  

Quelles solutions pour ne pas choisir des chaussons trop petits ? 

On peut dire que la puissance du pied dans des chaussons très petits est en quelque sorte « artificielle ». En agissant comme pour les autres membres du corps, sur la prévention et la préparation musculaire, il est possible de conserver un niveau de précision du pied tout en limitant les désagréments. Ainsi la puissance « naturelle » induite permettra, entre autres, d’utiliser des chaussons dont la taille se rapproche de votre pointure habituelle. À l’instar d’une danseuse qui doit renforcer et préparer ses pieds à la technique des pointes, le grimpeur doit aussi faire en sorte que ses pieds puissent s’adapter aux chaussons et au grasping. 
 

Et n'hésitez pas à parcourir le Guide "Grimper" des Chaussons d'escalade

Accès au Guide des Chaussons d'escalade

 Article de la revue "Grimper" publié le 13 déc 2019.

 

 
 

 

L'alpinisme inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco

 

 

L'alpinisme a été inscrit mercredi au patrimoine immatériel de l'Unesco. La France, l'Italie et la Suisse avaient conjointement déposé une candidature en mars 2018.

En mars 2018, une candidature visant à intégrer l'alpinisme au PCI de l'Unuesco avait été déposée par la France, l'Italie et la Suisse  qui se sont alliées pour promouvoir cette pratique, tout juste bicentenaire qui tire son nom de la chaîne de montagnes que ces trois pays ont en commun, les Alpes. Le « style alpin », ce sont ces ascensions avec un minimum d'aide et d'équipements « dans le respect de l'environnement et des populations, avec une éthique », souligne Claude Gardien, guide et chargé de mission côté français.

L'alpinisme rejoint l'équitation française

Intégrer le PCI permet à des pratiques ou connaissances traditionnelles locales d'être reconnues et respectées à l'échelle internationale. Créé par une convention de 2003 signée par 178 pays, ce patrimoine culturel immatériel s'intéresse à des « traditions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, parmi lesquelles les connaissances et pratiques concernant la nature et les savoir-faire nécessaires à ces activités traditionnelles ».

L'équitation française (représentée par le Cadre noir de Saumur), le compagnonnage, la gestion du danger d'avalanches en Autriche et en Suisse, le yoga en Inde, ou le reggae jamaïcain figurent déjà parmi les activités et pratiques reconnues par l'Unesco au titre du PCI. 

Article publié le 11 déc 2019  

 


 

 

Le Mont du Beurre de Cacahuètes

 

On a coutume de dire que c’est l’apanage des premiers grimpeurs d’un sommet. Traditionnellement, on considère qu’ils peuvent choisir le nom de la montagne en question. Contrairement aux idées reçues, des centaines de sommets dans le monde ne portent pas de nom. Jost Kobusch, en préparation pour son hivernale à l'Everest, s’est donc offert un privilège : nommer une montagne. Avec sa compagne Jenni, ils ont gravi un 5.000 de la région du Rolwaling.

Dix-huit heures de montée ont été nécessaires depuis le dernier petit village pour approcher le sommet de cette montagne. « Puisque le temps fort de notre matinée était le beurre de cacahuètes de notre petit déjeuner, nous avons décidé de la nommer ainsi ». Peanutbutter Mountain, en version originale.  Ils ont fait demi-tour un peu avant le sommet, arrêtés par une grande dalle de granit couverte de glace.

Alors pourront-ils réellement choisir le nom sans avoir atteint le sommet ?

La réglementation en la matière est propre à chaque pays du monde. En France comme ailleurs, une Commission de Toponymie – organisme étatique – se charge d’assurer la cohérence des noms de lieu du pays. Un parlementaire la préside. Les propositions peuvent émaner de tout un chacun mais c’est plus souvent une collectivité territoriale qui est à la manœuvre. S’il ne reste pas grand-chose à nommer en France, les montagnes du Népal, du Tibet ou même du Pakistan comptent encore nombre de sommets anonymes. Bien souvent donc, le grimpeur peut proposer un nom, libre aux autorités de l’accepter ou pas. L’habitant qui vit au pied de la montagne peut tout autant nommer la dite montagne, même s’il n’a jamais osé la gravir.

Le nom choisi par Jost et Jenni sera-t-il retenu par les autorités népalaises ? Sera-t-il enregistré comme Peanutbutter Mountain dans l’Himalayan Database ? Ou est-ce qu’il restera simplement un souvenir dans la tête de ces deux montagnards ?

Illustration © J.Kobusch

Article publié le 08 dec 2019

 


 

 

Collecte vêtements de montagne – Appel aux dons

 

Au mois de novembre, une opération de collecte de vêtements de montagne a été réalisée au conseil départemental pour notre Bourse de Prêt!

Une belle réussite avec de nombreux dons qui vont nous être très utiles pour cette saison!

Un grand merci au conseil départemental pour cette initiative et à tous les agents qui ont participé!

La collecte est terminée au conseil départemental mais tout don est toujours bienvenu! 

Matériel recherché : pantalon, manteaux de ski, combinaisons, chaussures de randonnée été/hiver, gants, bonnets, lunettes, masques. Tailles: De 1 an à XXL, tout est utile!

Attention: nous ne prenons pas de matériel technique (chaussures de ski, casques etc.)

Si vous avez cela dans vos cartons, vous pouvez nous les apporter les mercredis de 15h à 18h et les vendredis de 15h à 19h!

 Article publié le 08 décembre 2019

 


  

Disparition de Brad Gobright, le haut-niveau encore endeuillé

 

Le grimpeur américain Brad Gobright (31 ans) s'est tué hier lors d'une descente en rappel sur le site de El Potrero Chico au Mexique. Il venait de grimper la classique des lieux, El Sendero Luminoso avec onze longueurs sur les quinze dans le 7° degré jusqu'à 7 b+. Cette voie avait été gravie en solo par Alex Honnold en janvier 2014 et avait d'ailleurs marqué le tournant « sans corde » de ce nouveau héros américain. 

Le record du Nose à 2 h 19 avec Jim Reynolds

Brad était plus discret et moins médiatisé mais il se tirait amicalement la bourre avec son copain Alex sur des créneaux similaires : le solo, le speed-climbing, les libérations de voies extrêmes dans les grands murs et leurs enchaînements. 

Il était rentré de plein pied dans la sphère du haut-niveau en faisant tomber le record d'ascension du Nose à 2 h 19 en octobre 2017. Ce nouveau temps de référence sera ensuite abaissé deux fois de suite par la cordée Caldwell/Honnold. Pour ce Nose, Brad était accompagné pour l'occasion par Jim Reynolds qui s'est fait remarquer cette année par son ascension en solo, montée-descente, du Fitz Roy en Patagonie. 

reynolds-gobright__fit_400x500
Brad Gobright et Jim Reynolds (© Justin Bastien)

Sur les 900 mètres de El Capitan, Brad aura aussi coché, en 2018, Salathé (8a/+) en libre en 13 heures et El Corazon (8a), également en libre, en 19 heures. Ce printemps il avait encore frappé un autre grand coup avec Muir wall (8a+) en 17h30. Surtout, en juin, il avait effectué avec Alex Honnold la première répétition de El Nino (8a+).

Outre ses solos remarqués jusqu'à 7b/+ (Hairstyles and Attitudes à Eldorado Canyon en 2015), il était également un spécialiste du trad avec des ligne telles Carbondale Short Bus (Indian Creek) en 8b+. 

 Article publié le 01 déc 2019

 

 


 

 

26 ans après Lynn Hill, Barbara Zangerl réussit la deuxième féminine du Nose (900m, 8b+) 

 

zangerl

Le selfie de la réussite du Nose ! Source : Instagram de Jacopo Larcher

En matière de bigwall, Babsi Zangerl survole décidément la scène féminine. On ne reviendra pas ici sur son interminable liste de croix, mais souvenons-nous tout de même qu’elle sévissait déjà sur cette même paroi mythique il y a quelques mois avec la première du Pre-Muir WALL (900m, 8B). Voici que la cordée de choc Zangerl/Larcher frappe encore au Yosémite avec une nouvelle performance partagée : The Nose (900m, 8b+). Durant l'ascension de la voie, les longueurs faciles ont été faites en réversible tandis que les plus difficiles, y compris bien sur Great Roof (8a+) et Changing Corner (8b+), ont été grimpées en tête par chacun des deux membres de la cordée.

Après un rapide repérage des longueurs dures depuis le haut, ils se sont lancés dans une tentative depuis le bas ; moins d’une semaine plus tard ils étaient au sommet. Voici ce qu’on appelle une affaire rondement menée !

Barbara Zangerl et Jacopo Larcher, après Sébastien Berthe tout récemment, sont donc probablement les 8 et 9e à avoir réussi à grimper le Nose en libre.

Article publié le 28 nov 2019.


 

Le permis tibétain pour l’Everest augmente de presque 40% !

permis everest

Une augmentation des prix d’accès limitera-t-elle tous les problèmes de surexploitation de l’Everest ? En attendant, les autorités chinoises ont annoncé l’augmentation du permis d’ascension pour la prochaine saison commerciale : Printemps 2020. Le permis qui coûtait jusqu’à présent 11.400 dollars coûtera désormais 15.800 dollars, soit une augmentation de 38,6%. Alan Arnette, qui rapporte cette information, précise que ces prix incluent le transfert jusqu’au camp de base, plusieurs nuits d’hébergement avant d’arriver au pied de la montagne, et d’autres services inchangés. Il explique également que pour 18.000 dollars (soit 58% d’augmentation), le logement se fait en hôtel 5 étoiles.

Un impact financier ?

Par comparaison avec le tarif népalais (toujours officiellement de 11.000 dollars, même si des rumeurs de fortes augmentations circulent), le versant tibétain est plus couteux. Quelle est la stratégie des autorités chinoises ? Un rapide calcul démontre que l’intérêt financier n’est pas à sous-estimer. Sur les quelques 150 permis alloués au printemps dernier à des alpinistes (les tarifs pour les porteurs, sherpas… est différent), l’augmentation permet un bénéfice supplémentaire de quelques 660.000 dollars, environ 600.000 euros. De quoi participer aux financements des différents projets engagés par les autorités côté Tibet, notamment pour rendre le site de l’Everest plus respectueux de l’environnement.

Un impact sur la sécurité ?

SI les compagnies low-cost sont souvent pointées du doigt s’agissant des problèmes de sécurité, une telle augmentation pourrait bien mettre à mal leur modèle économique. Payer près de 4.400 dollars de plus pour une expédition qui en coûtait initialement 30.000, c’est une augmentation de quelques 15%. A part décourager certains clients qui faisaient appel aux agences à bas coûts, cette augmentation continue de faire de l’Everest une attraction pour touristes fortunés. Certains aventuriers du dimanche seront – plus encore avec un prix plus élevé – tentés de croire qu’ils peuvent s’offrir l’Everest sans avoir à trop faire d’effort. 

Article publié le 08 déc 2019

 


 

 

Max Bonniot et Pierre Labbre on trouvé la mort dans le Massif du Mont Blanc

 

max bonniot pierre labbre

C’est en s’essayant à l’ascension de l’Aiguille du Plan par la voie Bonington (face ouest) que Max Bonniot et Pierre Labre ont trouvé la mort ce lundi 18 novembre. Signalée mardi soir, leur disparition avait mis en alerte les services de secours. La météo n’avait pas permis de les rechercher avant mercredi matin. Leurs corps sans vie ont été retrouvé ce mercredi à 8h30. Les hommes du PGHM, dépêchés sur place, n’ont pas noté de traces d’avalanche. Les deux alpinistes auraient chuté pour une cause indéterminée.

Deux alpinistes d’élite

Max Bonniot, membre de l’élite militaire de l’alpinisme français, le GMHM, avait 31 ans. Son comparse, Pierre Labbre, 38 ans, était Guide de Haute Montagne à la Compagnie des Guides de Chamonix. Très expérimentés, ils avaient parcouru le monde pour en gravir les voies les plus délicates et ils ont perdu la vie à deux pas de chez eux, dans le Massif du Mont Blanc.

On connaissait Max Bonniot notamment pour son ouverture d’une nouvelle voie en face Est du Siula Grande, une des montagnes les plus périlleuses du Pérou. Avec les expéditions du GMHM, il avait également montré ses qualités du côté du Shishapangma ou sur les pentes de l’Eiger (images ci-dessous de son ascension en Face Nord, voie Vida es Silbar, avec Léo Billon).

 

Article publié le 22 nov 2019

 

 

Sous-catégories