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Escaper

Système d'assurage débrayable

Caractéristiques techniques ::  

  • Sangle : Dyneema
  • Résistance : 1800kg
  • Poids : 90g

 

 

 

L' Escaper de Beal est un système d'assurage qui fonctionneESCAPERavec n'importe quel diamètre de corde et avec des longueurs allant jusqu'à 80m (à condition que les frottements soient limités). 
Seule une tension de 10 kg est nécessaire pour que le glissement du système de blocage ne soit pas amorcé ce qui le rend particulièrement sûr. Un relâchement total de la tension sur la corde engendre un glissement de seulement quelques centimètres et il faut au minimum 50 cm de glissement pour libérer le système.
L'Escaper de Beal s'utilise pour de la descente sur corde à simple, la descente sur 1 brin de corde à double si l'autre a été endommagé et pour du  franchissement en Free Ride sur cordes fines. 

 

L'Escaper nécessite une familiarisation à son fonctionnement avant son utilisation en situation difficile.


GRIGRI® +

GRIGRI® +

Troisième génération de grigri.

Assureur avec freinage assisté et poignée anti-panique, pour tous les diamètres de corde à simple (de 8,5 à 11 mm).

Le GRIGRI+ est un assureur à freinage assisté destiné à tous les grimpeurs, en salle comme en falaise. 

 


GRIGRI® +

 

Il peut être utilisé avec toutes les cordes à simple (optimisé pour les cordes dont le diamètre est compris entre 8,9 et 10,5 mm) et convient pour les usages intensifs. La démultiplication de la poignée procure un contrôle exceptionnel de la descente.

Deux modes d'utilisation permettent de choisir un mode d'assurage selon les besoins, moulinette ou escalade en tête.

Le mode d'assurage en moulinette et la poignée anti-panique offrent un assurage plus confortable et rendent GRIGRI+ particulièrement adapté à...

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Ressemelage, réparation de matériel

Les Artisans de la Montagne alias « La Cordo » sont situés dans le quartier Berlioz à Pau. 

Bruno et Pascal y effectuent toute la réparation de matériel de loisirs montagne et en général tous travaux en cordonnerie, maroquinerie, sellerie et bourrellerie.

Cité des pyrénées, Rue Berlioz Tél. 05 59 30 69 57

 


 

Le matériel

Depuis les débuts de l'escalade avec la corde en chanvre nouée autour de la taille et la corde passée dans l'œil du piton, le matériel ne cesse d'évoluer. L'analyse des accidents permet de mettre au point nombre de techniques et de matériels améliorant la sécurité des grimpeurs qui ont aujourd'hui à leur disposition un choix conséquent adaptés aux différentes utilisations.

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En théorie le matériel est polyvalent pour toutes les activités de l'escalade (falaise, bloc, grandes voies) mais chaque catégorie à ses spécificités et ceux qui pratiquent toutes les activités trouveront un intérêt à spécialiser leur matériel. 

Les équipement de protection individuelle (EPI) sont soumis à une réglementation et classés en trois catégories. 

Catégorie 1 : risques mineurs, petits chocs mécaniques, rayonnement solaire (exemple : lunettes, gants, etc.)

Catégorie 2 : risques graves (Crampons, etc.)

Résultat de recherche d'images pour "baudrier ESCALADE"Catégorie 3 : risques majeurs ou mortels (harnais, mousquetons, etc.)

Les EPI de catégorie 3 préservent d'un danger mortel ou nuisant gravement à la santé. Ils incluent les équipements destinés à la protection contre les chutes : bloqueurs, descendeurs, harnais, longes, sangles, anneaux, cordes, absorbeurs et mousquetons. Sont exclus les points d'ancrage qui font partie intégrante d'une structure.

En plus des contrôles avant chaque utilisation, faites réaliser une vérification approfondie de vos EPI par un vérificateur compétent. La fréquence de vérification doit être adaptée à la législation applicable, au type et à l'intensité d'utilisation. Pour garder la traçabilité du produit, ne retirez pas les étiquettes ou marquages. 


Résultat de recherche d'images pour "tiroir dessin"1 - Stockage : Dans un endroit tempéré et sec, à l'abri des UV et des produits chimiques. Eviter de laisser traîner les cordes dans la poussière, de marcher dessus et les ranger dans un sac à corde


Résultat de recherche d'images pour "nettoyage dessin"2 - Nettoyage du matérielPour les cordes: à l'eau froide et claire avec séchage à l'abri de toute source de chaleur.. 


Résultat de recherche d'images pour "stockage des cordes escalade"3 - Rebus de matériel :

  • il a plus de 10 ans et est composé de plastique ou textile,
  • il a subi une chute importante ou un effort important,
  • le résultat des vérifications du produit n'est pas satisfaisant,
  • il y a un doute sur sa fiabilité,
  • son historique complet d'utilisation n'est pas connu (produit trouvé ou d'occasion, par exemple),
  • son usage est obsolète (évolution législative, normative, technique ou incompatibilité avec d'autres équipements).
  • Détruisez ces produits pour éviter une future utilisation. 

Résultat de recherche d'images pour "pinceau dessin"4 - Marquage d'identification du matérielLes composants chimiques des marqueurs, peintures, rubans adhésifs, autocollants risquent d’être incompatibles avec le polyamide ou le polyester. Ces composants peuvent détériorer les fibres et modifier la structure et la résistance des produits textiles.

Par mesure de précaution, il est recommandé d’utiliser l’étiquette d’identification, ou le brin libre non sollicité de la sangle qui dépasse, pour repérer un produit. 



Les chaussons

ressemelage_escalade©elsamaneval_3Un peu d'histoire : En 1910, l'apparition des espadrilles à semelles de feutre remplace les chaussures à clous. Vingt ans plus tard, Pierre Allain développe un petit soulier plat avec une semelle en caoutchouc. Le chausson est né ! Il faudra attendre les années 1970 pour voir apparaître les premiers chaussons à semelle de gomme. C'est bien connu, le chausson ne fait pas le grimpeur mais il est important de trouver chausson à son pied. C'est en lui que l'on remet tous ses espoirs avant un essai et à qui on attribue toutes ses défaites.

 

Les jambes, et plus particulièrement les pieds, jouent un rôle essentiel dans le déclenchement des mouvements, au niveau de la stabilité corporelle. Le pied agit en appui sur une très faible surface : soit en appui antérieur (frontal, antéro-médial ou latéral), soit en crochetage (talon ou pointe). En appui antérieur, le pied appuie sur la pulpe d’un ou plusieurs orteils, le reste, jusqu’au talon, est en suspension dans le vide, ce qui sollicite particulièrement l’ensemble des articulations et des tendons du pied. 

Il existe 3 catégories de serrage (ballerines, lacets et scratch) et 2 formes : droit  et asymétrique. Ces derniers assurent une préhension optimale du gros orteil.

Les prix varient de 30 euros à 130 euros. Mieux vaut ne pas négliger ce choix. A noter : lorsque la semelle est usée, les chaussons peuvent être ressemelés plusieurs fois. (Les modèles de chaussons à bas prix ne peuvent pas tous être ressemelés). 

Côté taille : Dans un chausson de petite taille, le pied se trouve en flexion plantaire forcée au niveau de l’ensemble des articulations de Lisfranc (zone entre tarse et métatarse), ce qui permet d’éviter qu’il se fléchisse. Au niveau de la pointe, l’espace très réduit sollicite fortement les orteils qui se retrouvent en flexion, resserrés les uns contre les autres (le grasping). De cette manière, ils peuvent agir avec puissance. On peut dire que la puissance du pied dans des chaussons très petits est en quelque sorte « artificielle ». En agissant comme pour les autres membres du corps, sur la prévention et la préparation musculaire, il est possible de conserver un niveau de précision du pied tout en limitant les désagréments. Ainsi la puissance « naturelle » induite permettra, entre autres, d’utiliser des chaussons dont la taille se rapproche de votre pointure habituelle.   

 


Le baudrier (EPI)

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Un peu d'histoire : Au début des années 1930, les alpinistes s’encordent directement autour de la taille et la corde est très fragile ce qui exclut les chutes! C’est l’époque où la corde sert à retenir une glissade ou un déséquilibre. L’arrivée du nylon change tout. Au départ, la sangle de nylon est enroulée autour de la taille, puis on fabrique des cuissards que l’on relie à la ceinture (commandé par René Desmaison auprès de Rivory Joanny). Le baudrier est né !  Le confort sera la prochaine évolution qui combiné à l’élasticité des cordes, rend la chute moins douloureuse et risquée. 

IL en existe aujourd'hui une grande variété de modèles. Ultra léger plutôt destiné à l'escalade sportive, confortable et adapté à l'organisation du matériel pour les grandes voies, intégral pour les très jeunes enfants mais également des baudriers spécifiques à d'autres activités comme les travaux en hauteur, le secours, la spéléologie ou encore le canyon. Serrage automatique ou à repasse pour lesquels il est nécessaire de repasser la sangle de façon à sécuriser la fermeture de la boucle.

.Résultat de recherche d'images pour "attention" L'état d'usure du point d'encordement est tout particulièrement à surveiller. 

 


Le casque (EPI)

METEORUn peu d'histoire : Les casques se démocratisent vers la fin de la seconde moitié du 20 ème siècle..

Aujourd'hui, le port du casque semble se généraliser même pour les sorties peu engagées et faciles techniquement. Le très faible poids, le système de réglage et de ventilation de certains modèles contribuent au confort qui fait oublier qu'on le porte.

Il devient presque un objet de mode et c'est tant mieux ! Contrairement aux idées reçues, il n'est pas simplement utile pour se protéger des cailloux. Du petit coup contre une calcite récalcitrante au coup violent contre la paroi suite à un  retournement lors d'une chute, il protège autant que faire ce peut, toutes les têtes qui le portent.  

 


La corde (EPI) 

illustre

Un peu d'histoire : Les premières cordes fabriquées par l’homme en papyrus (5300 ans) semblent être égyptiennes. Plus récente, la corde en chanvre fut utilisée jusqu'à la deuxième guerre mondiale. Au début des années 50, la corde en chanvre est remplacée graduellement par les cordes de nylon. Les avantages d’élasticité, de poids et de durabilité en font parmi les autres fibres testées comme la soie par exemple, un produit adapté. Au début des années 60, la corde de nylon n’est pas encore en vente partout, mais la compagnie allemande Edelgrid conçoit la corde noyau/gaine (faite en perlon, plus léger). Ainsi, le grimpeur ne tournoie plus sur lui-même lors des rappels. Puisque la corde s’étire et ne casse plus, la notion de « charge de rupture » devient obsolète et l’on considère désormais la « force de choc » (énergie transmise au matériel et au grimpeur).

Le facteur de chute est utilisé pour quantifier la sévérité de la chute en escalade. Le facteur de chute théorique est compris entre 0 et 2. C'est le rapport entre la hauteur de la chute et la longueur de corde.
Schéma facteur de chute théorique.

La sévérité de l'arrêt de la chute ne dépend pas de la hauteur de chute, car plus la corde est longue, plus sa capacité d'absorption est importante.Le modèle du facteur de chute est théorique, car il ne prend pas en compte les paramètres importants que sont le tirage, le type d'appareil d'assurage, le déplacement de l'assureur ou du frottement de la corde sur le rocher et dans les dégaines.

Fth = facteur de chute théorique
Hauteur de chute = hauteur de chute du grimpeur divisé par la Longueur de corde = longueur de corde entre assureur et grimpeur

Schéma facteur de chute réel.

Or, ces frottements empêchent la totalité de la corde de s'allonger. Ainsi, seule une partie de la corde (trait plein) va absorber l’énergie de la chute : on la nomme longueur de corde efficace. Il convient alors de parler du facteur de chute réel. On comprend alors que si le grimpeur ne prend pas les précautions nécessaires pour éviter le tirage, le facteur de chute réel peut très vite augmenter. Dans ce cas, la chute sera plus sévère pour le grimpeur.

 

Fr = facteur de chute réel
Hauteur de chute = hauteur de chute du grimpeur divisé par la Longueur de corde efficace = longueur de corde qui travaille réellement.

L'allongement statique est intimement lié à la force d'impact. Un allongement important signifie une bonne élasticité de la corde. Il est préférable de se fier à la force d'impact et à l'allongement statique plutôt qu'au nombre de chutes. 

Plier sa corde :  

1-Pliage en oreilles de cocker . Facile à apprendre, lovage qui limite les vrilles mais les oreilles peuvent s’accrocher dans des branches lors du portage.

2-Pliage en anneau. Très pratique pour le portage mais nécessite plus d’expérience pour ne pas faire de vrilles. 

Résultat de recherche d'images pour "attention" Au risque d'abrasion sur les rebords saillants et de brûlure par frottement avec un autre textile (corde ou sangle) ou par un produit chimique. Même si les ruptures de cordes sont extrêmement rares, elles restent évitées de justesse très fréquemment notamment grace au contrôle des EPI.

Les cordes sont classées en deux catégories : dynamiques et statiques.

Résultat de recherche d'images pour "attention" Seules les cordes dynamiques absorbent les chocs et limitent l'impact de la chute sur les points d'encrage pour réduire le risque de blessure et d'arrachement. Les cordes statiques ne sont pas adapté à l''assurage en raison de leur coefficient d'élasticité trop faible. Elle sont dédiées aux travaux sur corde, à la spéléologie et aux mains courantes.

Vue en coupe d'une corde d'escalade moderne. L'âme et la gaîne de la corde sont visible. L’âme soit tressée, soit câblée, fournit l'essentiel de la résistance en extension, alors que la gaine protège l'âme et donne à la corde ses caractéristiques en augmentant sa résistance à la friction, au rayon UV et à l'humidité. Une corde avec une âme tressée permet de réduire l’effet de glissement entre l’âme et la gaine. La corde nécessite une inspection régulière et une attention particulière. 

Il existe trois types de corde : simples, doubles et jumelées.

Résultat de recherche d'images pour "CORDES JUMELEES ESCALADE"- Cordes simples : Elles sont généralement utilisées dans les voies d’une longueur en falaise ou au mur. Les diamètres et les longueurs varient pour répondre à toutes les utilisations. Plus la corde et fine, plus elle est souple à l'assurage et plus elle file à la descente. Le milieu de la corde est souvent matérialisé d'un repère noir. Elle sont généralement unicolore mais il en existe des bicolores également.

 

 Résultat de recherche d'images pour "attention" Les faibles diamètres sont à mettre dans les mains expertes avec les appareils d'assurage adaptés. 

 

Résultat de recherche d'images pour "CORDES DOUBLES ESCALADE"B- Cordes doubles : Egalement nommées cordes de rappel, elle sont plus fines et utilisées en grandes voies. Ces cordes sont prévues pour un encordement sur 2 brins à mousquetonner ensemble mais il est également possible de mousquetonner 1 seul brin en alternance notamment si les points sont aléatoires et nécessitent une force de choc très basse en cas de chute. Elles sont généralement bicolores pour faciliter le repérage du milieu  lors du rappel mais il en existe unicolore avec un repère visuel au milieu.  

 

Résultat de recherche d'images pour "CORDES JUMELEES ESCALADE"C- Cordes jumelées : De très faible diamètre, ces cordes s'utilisent uniquement en grandes voies. Tout comme les cordes doubles, il faut mousquetonner les 2 brins. Ce type de corde est réservé aux grimpeurs experts et nécessite un appareil d'assurage approprié.

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A noter : Les descentes en moulinette ou en rappel trop rapides accélèrent l'usure de la gaine de la corde. 

 


Les dégaines (EPI)

Pack de 6 dégaines DJINN AXESSUn peu d'histoire : Au début des années 30, les alpinistes se décordaient pour passer la corde dans l’œillet du piton. Une pratique malcommode et risquée ! Otto Herzog découvre alors l’existence du mousqueton (karabiner) lors d'un exercice avec les pompiers allemands. C'est une révolution pour la pratique. Plus, tard, on eu l'idée d'y rajouter une sangle pour maîtriser le tirage et absorber les chocs. La dégaine est née. Les premiers mousquetons en aluminium (plus léger) sont fabriqués par Pierre Alain en 1939 mais il ne commercialisera son produit qu’en 1947 (en 1974 il en fabriquait encore 30 000 par an lui-même!).

Lien essentiel de la chaîne d'assurage, la technologie en matière de dégaines ne cesse de progresser. Côté mousquetons, ils varient en termes de formes, dimensions et systèmes de verrouillage pour répondre aux différentes utilisations possibles. Le système Keylock supprime la barrette logée dans l'extrémité du doigt et donc la nécessité de l’encoche sur le « nez » du mousqueton qui accroche la corde, une véritable révolution ! Les sangles de plus en plus fines et de plus en plus longues pour le tirage en grandes voies contribuent à alléger le poids de la dégaine et donc de la cordée. Un autre élément essentiel, le string ou sangle captive qui permet au mousqueton de ne pas se mettre en porte à faux. 
Résultat de recherche d'images pour "mousqueton de dégaine keylock"  

 

 

 

 


L'appareil d'assurage (EPI)

Inutile de se mettre en quête de l'appareil parfait, il ne fait nul doute que l'assureur n'est autre que celui qui tient l'appareil et non l'appareil lui même. Les appareils sont vendus avec une notice d'utilisation qu'il convient de consulter minutieusement avant utilisation. 

De nombreux paramètres aléatoires entrent en jeux dans la notion d'assurage comme l'assureur, l'appareil, le tirage, l'environnement, la corde, la longueur de corde au moment de la chute, ect...L'appareil d'assurage doit être adapté à l'assureur et la situation. 

Résultat de recherche d'images pour "attention" Dimension de corde inadaptée, corde à l'envers, came débrayée, autant d'accidents mettant en cause des appareils d'assurage qui ont démontré une mauvaise utilisation liée à un défaut de lecture de la notice.

 

1- "Autobloquants" ou à "freinage assisté" 

Un peu d'histoire : Petzl fut le premier à mettre au point un appareil autobloquant pour corde simple (le Grigri).

Principe : Lors de la chute du grimpeur, il n'est pas rare de voir l'assureur happé vers la paroi surtout lorsque la différence de poids est conséquente. Le réflexe peut-être alors de lâcher la corde si l'impact est trop violent. En cas d'accident (chute de pierre), de malaise, de brûlure, ou encore de distraction, l'assureur peut être également amené à lâcher la corde. C'est ce qui a motivé la mise au point du système autobloquant qui permet le blocage de la corde par défaut sans que cela dispense pour autant de tenir la corde du bas. En effet, suivant les circonstances (appui sur la came, défaut d'utilisation ou de l'appareil), le blocage n'est pas garanti à 100%). C'est pour cela que l'on parle plus aisément de freinage assisté.

Il faut retenir qu'aucun appareil à lui seul ne peut garantir la sécurité du grimpeur. Il ne s'agit pas de voir dans l'autobloquant un outil de déresponsabilisation mais l'humain étant faillible, il faut y voir plutôt un maillon de sécurité supplémentaire et non négligeable de la chaîne d'assurage.

                

Petzl Grigri

A-Assureurs pour cordes simples.

 Il en existe plusieurs modèles : poignées, cames, poignées anti panique, dimension des cordes acceptées, poids, prix les différencient.

La fonction autobloquante ne gêne en rien l'assurage dynamique d'une chute. En effet, dynamiser ne veut pas dire laisser filer la corde. 

Pour dynamiser une chute, après avoir analysé le contexte (toit, vire, dalle), l'assureur doit sauter au moment où la corde se tend pour retenir le grimpeur lors de sa chute (au moment où il met son poids sur la corde).

Pendant le court instant durant lequel la force qu'exerce l'assureur sur la corde pour la retenir diminue et cela allonge le temps de chute jusqu'à obtenir un point d'équilibre des forces. L'arrêt du grimpeur est ainsi plus progressif.

L'assureur doit être léger sur ses pieds et se tenir prêt à être happé vers la paroi. Il peut en outre, garder les jambes légèrement fléchies pour amortir l'impact.

Le choix du moment pour sauter est crucial et variable suivant la longueur de corde. En effet, si je le grimpeur n'est pas encore très haut, il vaut mieux sauter dès le commencement de la chute alors que s'il est très haut, il vaut mieux attendre une fraction de seconde (juste le moment où l'on sent que l'on va être happé). Cela semble très compliqué mais dans les faits, avec un peu d'attention, cela semble assez naturel.

Résultat de recherche d'images pour "attention" Ces appareils ne doivent pas être utilisés comme descendeurs.

  

micro-jul-slate-2013B- Assureurs/descendeurs pour cordes doubles et (ou) simples 

Ils ressemblent à un frein classique mais lors d’une chute ils font office d’autobloquant en venant pincer la corde, l’empêchant de filer. Très complets qui peuvent accueillir cordes simples ou doubles, assurer des seconds et descendre en rappel. Il existe des modèles qui ne nécessitent pas d'autobloquant (ficelou) pour la descente en rappel. 

Résultat de recherche d'images pour "attention" Certains appareils nécessitent l'utilisation un mousqueton HMS large. Bien lire la notice . Attention au sens de la corde

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 2- Freins classiques ou "passifs"

Ce système fait coulisser la ou les cordes avec plus ou moins de puissance de freinage selon les appareils.


Résultat de recherche d'images pour "attention"La maîtrise de la corde lors de la chute reste conditionnée par une vigilance importante de l'assureur. Ce peut être particulièrement délicat et l'utilisation de gants est indispensable notamment lors d'utilisation de cordes neuves ou (et) fines.

 

Black Diamond ATC-GuideA- Assureurs/descendeurs polyvalents pour cordes simples et doubles.

Assurage du premier, des seconds avec cordes simples ou doubles et descente en rappel. 

Remarque :Cet appareil est autobloquant uniquement lors de l'assurage des seconds depuis le relais grâce au 3° mousqueton en travers (voir photo ci dessous)Résultat de recherche d'images pour "reverso escalade"

 

B-Assureurs pour corde simple 

 

  

 

 

Résultat de recherche d'images pour "plaquette d'assurage escalade"C- Plaquettes pour cordes doubles

 Assurage avec 2 cordes uniquement. 

Remarque : Ce système est autobloquant grâce au 3° mousqueton mis en travers (voir schéma ci contre)

 

 

 


Le descendeur (EPI)

Un peu d'histoire : Pierre Allain invente dans les années 70 le premier descendeur qui évite les brûlures.

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Descendeur uniquement. Compatible avec cordes simples et doubles. Pour la descente en rappel en escalade, l'utilisation d'un autobloquant est vivement recommandé. 

Résultat de recherche d'images pour "attention" C'est appareil n'est pas un assureur 

 


Les mousquetons (EPI)

FREINOIndispensables pour l'appareil d'assurage et les manips de corde, les mousquetons varient en termes de formes, dimensions et systèmes de verrouillage pour répondre aux différentes utilisations possibles.

A vis, automatiques, simples, droits, coudés, les formes les plus courantes sont les poires. Il est fortement recommandé d'utiliser des mousquetons à vis ou automatiques pour l'assurage. Il existe également des mousquetons à sécurité qui suppriment le risque non négligeable de porte à faux.  


 

Les longes (EPI) 

CONNECT ADJUSTA-Simple de maintien destinée à l'escalade sportive. Elle doit être en corde dynamique.

B-Via ferrata. Elle doit disposer d'un absorbeur de choc, de mousquetons adaptés

 

 

 

 

  

 


 Le crash pad

Résultat de recherche d'images pour "histoire du crash pad"Un peu d'histoire : Les premiers crash pads apparaissent vers 1990 aux États-Unis avec l'engouement pour la pratique du bloc. En 1993, l'équipementier Black diamond  propose les premiers crashs pads disponibles à la vente.

Un crash pad permet d'amortir la chute et ainsi de diminuer le traumatisme lié à la réception. Il existe en de nombreuses tailles et matières.

Il est également employé pour couvrir certains points dangereux au sol, comme un trou, un rocher saillant ou une racine.

Il protège la base des blocs de l'érosion provoquée par les passages répétés. En effet, la répartition sur une grande surface de la force de choc des pieds sur le sol évite de creuser le sol. Ce phénomène est particulièrement remarquable à Fontainebleau où le sol est majoritairement sableux.

 


 Les coinceurs (EPI)

Un peu d'histoire : Les grimpeurs bloquaient des nœuds de corde, des cailloux ou des coins de bois dans les fissures en guise de point d'assurage. C’est vers 1960 que des premiers écrous traînant le long d’une voie ferrée serviront dans les fissures. Les Américains (Y.Chouinard et T. Frost) perfectionnent l’idée et développent l'"’Hexentric". En Angleterre les coinceurs remplacent rapidement les pitons qui détériorent trop la roche.  En 1978, le Nord-américain Ray Jardine, met au point un coinceur automatique et réglable, reposant sur l’opposition de deux cames. Le "Friend" est né ! 

Black Diamond Camalot C4 5A-Conceur mécanique ou friendmaniable, facile à poser et à retirer, le système ingénieux des cames permet, à l'aide de la gâchette de l'introduire dans la fissure avant de le déployer à l'intérieur. Plus on tire, plus il se verouille. Il existe 15 tailles de différentes couleurs pour les repérer facilement. S'adaptent à la plupart des fissures sauf les plus étroites et les plus larges. Le placement doit être optimum.  

Résultat de recherche d'images pour "attention"  Au sens de traction pour qu'il ne s'arrache pas.  

 

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C-Le bicoin ou nuts : Principe de pose simple constitué d'un morceau de métal biseauté sur une tige souple. Il en existe de minuscules, d'énormes, un modèle droit, incurvé et hexagonal pour toutes les fissures. 

 

Résultat de recherche d'images pour "les ballnuts camp escalade"D-Les balnuts : Très spécialisé pour les petites fissures qui ont été pitonnées. une partie glisse sur l'autre pour coincer dans la fissure. 5 dimensions disponibles.

 

Coinceur tubulaire Big BroE-Les coinceurs tubulaires :Invention géniale des USA, le coinceur tubulaire est efficace dans les fissures très larges. Le mécanisme du ressort permet au tube de s'adapter à la largeur de la fissure en serrant une bague filetée qui le maintient en place. Comparé aux coinceurs mécaniques, le coinceur tubulaire Big Bro est relativement stable, compact et léger. Extrémités en biseau améliorant la sécurité lorsque le coinceur est placé en position inclinée. Trous à l'extrémité du tube servant à passer une sangle ou une cordelette. Fait d'aluminium. 5 tailles disponibles de 8.1 cm à 46.7 cm d'amplitude

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Les plombs

 

PLOMBS GRIS 20 MM

Point de progression en escalade artificielle.

 Résultat de recherche d'images pour "attention" Il ne peut convenir à l'assurrage.

 

 

 


Les Sangles (EPI)

GROUPE 3 Escalade, Alpinisme, Canyoning - ANNEAU SANGLE TUBULAIRE  120CM SIMOND - AssurageElles sont un composant polyvalent de l'escalade. Les sangles modernes sont souvent réalisées dans un matériau d'une très grande résistance (Dyneema). Elles sont cousues pour former une boucle connue sous le nom d'anneau de sangle. Elles ont de nombreux usages, dont l'extension ou équilibrage des ancrages, l'assurage sur des arbres ou lunulles, des baudriers improvisés, le transport de matériel, ou en tant que composant d'une dégaine.Il existe toutes les tailles et longueurs plus ou moins légères

 

 


Les pitons 

Résultat de recherche d'images pour "LE PREMIER PITON angle"Un peu d'histoire : « mieux vaut un piton de plus, qu’un homme de moins…surtout si cet homme c’est moi !! », célèbre citation de Georges Livanos" toujours d'actualité. 

Les premiers pitons font leur apparition au début du XXème siècle. En 1932, Pierre Chevalier, les découvre dans un refuge Italien. La plupart des alpinistes les fabriquent eux-mêmes et ils portent leur nom ou initiales gravées.

 En 1962, les pitons souples inventés par John Salathé pour l’ouverture de Lost Arrowdans dans le Yosemite en 1946.) sont en acier spécial et particulièrement bien adaptés au granite.Les alpinistes prennent rapidement goût aux pitons et Georges Livanos dit « le Grec » en plantera 25000 dans sa carrière ! 

 Ils sont facilement utilisables, réutilisables et récupérables. A la fin des années 90, alors que les coinceurs et friends ont fait leur apparition depuis plusieurs décennies, l’utilisation des pitons n’est pas encore complètement marginalisée, dans certaines situations, ils restent indispensables.

Les pitons peuvent être en acier doux ou dur suivant la nature de la roche à laquelle ils sont destinés. Les premiers sont déformables pour s'adapter à la forme de la fissure et sont utilisés dans les roches plus molles, comme le calcaire ou le grès. Les seconds sont utilisés dans les roches les plus dures, comme le granite. Tous peuvent être laissés à demeure ou retirés après le passage de la cordée (dépitonnage) et réutilisés et quelquefois redressés. 

Sans parler des pitons extrêmes spécifiques à l’escalade artificielle, il existe plusieurs tailles de pitons.
Des plus fins aux plus larges : les extra-plats et les lames (knife-blade), les universels (lost-arrow), et les cornières (angles). Les mini-bongs et bongs étant le plus souvent remplacés par les friends.

 

 


Les ancrages à demeure

Un peu d'histoire : Les pitons à expansion sont inventés en 1928 par Laurent Grivel. Ces nouveaux points d’amarrage permettent de libérer des voies impossibles à protéger jusque-là. Ils sont critiqués lors de leur apparition, notamment par Royal Robbins qui jugeait que leur placement devait être évité au maximum mais en 1971 il reconnait que les passages équipés grâce à des pitons à expansions sont incroyables et il cesse son combat. Les pitons à expansion participent à la naissance de l’escalade libre en permettant la chute sans risque. Les broches scellées viennent, plus tard, compléter la panoplie des amarrages permanents.

BROCHE INOXIDABLE GRIS 2- Les broches : Les Broches scellées avec de la colle permettent d’assurer la sécurité des grimpeurs dans les roches tendres telles que le calcaire

01837.jpg3- Les gougeons à expansion : En acier ou en inox, ils remplacent avantageusement les spits grâce au système d'expansion (nécessitent l'usage d'une perceuse).

TAMPONNOIR ROCPEC NOIR 4- Les spits : Ces ancrages sont enfoncés dans la roche à l'aide d'un tamponnoir. Premiers ancrages fixes à équiper les falaises, ils disparaissent  aujourd'hui au profit des gougeons à expansion et ne sont plus utilisés quand escalade artificielle, en montagne et en canyon.

 

 


Les appareils de réchappe (EPI)

Wildcountry Ropeman Mk2f Gold One Size1 ropman ou 1 shunt + 1 maillon rapide + 1 "ficelou" et une bonne connaissance des techniques essentielles de réchappe suffisent à se sortir de bon nombre de situations en escalade. Une pratique experte peut nécessiter d'autres matériels plus spécifiques.Résultat de recherche d'images pour "plaquette d'assurage escalade"

 

Système de rappel debrayable ESCAPER BealIntéressant en fond de sac, le système de rappel débrayable "Escaper"

Permet de faire un rappel sur un seul brin de corde en toute sécurité. Système prêt à l'emploi et qui fonctionne sur tous les diamètres de corde et permet de récupérer sa corde de rappel depuis le bas.Le noeud Machard en sangle cousu est pré-monté.