Ski - Alpinisme
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Randonnée

 

Point de rencontre entre ciel et terre, la montagne a toujours fasciné l’homme. Dans les temps anciens, les sommets n’étaient pas perçus comme un lieu physique.

Les altitudes élevées étaient considérées comme des lieux de résidence sacrés.

Pourtant, les archéologues ont découvert des vestiges d’habitations et des peintures sur les roches prouvant la présence humaine dès la fin des grandes glaciations.

En 1991, fut découvert le corps momifié d’Ötzi, un homme de l’âge de bronze qui trouva la mort lors de la traversée d’un col alpin situé à plus de 3000 mètres d’altitude. Il était vêtu de peaux, chaussé de bottes garnies d’herbes sèches, équipé d’une hache en cuivre, d’un poignard en silex, d’un arc et de flèches et d’un sac à dos en écorces rempli de viande de bouquetin, d’une poignée de charbon et d’une amulette en pierre. Etait-ce le premier randonneur de montagne ?

Depuis les temps anciens, que ce soit par curiosité ou par nécessité, l’homme se déplaça en montagne. Hannibal traversa les Pyrénées et les Alpes pour combattre les Romains.

Au Moyen-âge, le tunnel de la Traversette (Queyras) fut aménagé pour favoriser les échanges (commerce du sel) entre le Val d’Aoste et la vallée du Rhône.

Au IIe siècle, un empereur romain grimpa au sommet de l’Etna (3 323 m) en suivant la voie fréquentée par des curieux.

Le premier témoignage d’une ascension à but contemplatif date de 1336, lorsque le poète Pétrarque gravit le mont Ventoux.

Au moment de la découverte des Amériques par Christophe Colomb (1492), c’est la naissance de l’alpinisme avec l’ascension du Mont Aiguille par Antoine de Ville.

Mont Aiguille

En 1519, une patrouille de conquistadors (expédition de Cortèz) menée par Diego de Ordaz gravit au Mexique le Popocatépetl (5452 m).

Du 16ème siècle jusqu’à la moitié du 19ème, les hommes érudits cherchèrent à gravir les grands sommets.

Le Suisse Gesner écrit en 1541 : « je déclare ennemie de la nature toute personne qui pense que les montagnes ne sont pas dignes d’une longue contemplation ».

Vers 1555, Monsieur de Candale tente l’ascension du Pic du Midi d’Ossau (Pyrénées).

Un des faits remarquables fut l’ascension du Mont Blanc par Jacques Balmat et Michel-Gabriel de Saussure en 1786.

En Europe, la seconde moitié du 19ème siècle, fut une période relative de paix et de prospérité.

Le chemin de fer facilita l’accès aux massifs montagneux. Fréquenter les stations thermales pour «prendre les eaux» devint à la mode. Pour celles se situant dans les Alpes et les Pyrénées, un des passe-temps des curistes fortunés était la promenade vers les cimes : les hauteurs perdirent alors leur mystère. Les écrivains «romantiques» (Alphonse de Lamartine, Guy de Maupassant, Victor Hugo, …) racontèrent leurs périples, vulgarisant les excursions en montagne.

Aux alentours de 1900, les premiers refuges furent construits pour faciliter l’accès aux sommets et le 20e siècle vit la démocratisation de l’activité.

Les techniques de déplacement s’affinèrent. Des voies plus extraordinaires les unes que les autres furent ouvertes dans toutes les montagnes du monde.

Aujourd’hui, pratiqué par de nombreuses personnes, l’alpinisme va de la progression facile jusqu’à l’escalade de parois vertigineuses.

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