Coupe du monde de course individuelle et de sprint : Madonna di Campiglio (ITA) - 6-8 avril 2018Compétitions

SKI ALPINISME

 

 

 


 

La FFME et le ski alpinisme

La FFME est la fédération délégataire pour le Ski -alpinisme depuis 1997. A ce titre, elle élabore et gère les formations, représente les pratiquants devant les institutions ou les collectivités locales. 

La FFME à aussi pour mission l'information du public, l'élaboration des règles de pratique, des règlements de compétition et l'inscription des manifestations (compétitions) au calendrier national officiel.

 

Les 5 épreuves du ski alpinisme

>> 5 épreuves différentes, du sprint à la course par équipe, il y en a pour tous les goûts... 

 

Skier, participer !

Le ski-alpinisme se pratique en groupe. Rien de mieux qu'un club pour s'initier aux joies de la randonnée, découvrir l'activité et se préparer aux compétitions...
>> Les clubs de ski-alpinisme

Les nocturnes et les verticales races permettent au skieurs de se préparer et s'entraîner aux épreuves plus longues du week-end. Les grandes classiques vous emmèneront entre couloir et arêtes, loin des sentiers balisés...
>> le calendrier des courses
>> les résultats 
>> les classements
>> les règlements  

Résultats

Calendrier

Classements

Organiser...

Fédération délégataire du ministère des sports, la FFME édicte les règlements des compétitions de ski-alpinisme en France et gère le calendrier national des compétitions
>> Les règlements
>> S'inscrire au calendrier national
>> Consulter le calendrier national
>> Liste des arbitres et traceurs officiels

 

Nouvelle compétition ou épreuve plus établie, la FFME propose son aide et son expertise aux organisateurs d'évènements.
>> Les aides de la FFME aux organisateurs
>> Le guide d'aide de l'organisateur
>> Le logiciel Class Cimes
>> Prise de vue avec drone phantom

 

Le haut niveau

C'est la FFME qui anime et sélectionne l'équipe de France de ski-alpinisme. Une équipe qui gagne et accumule les titres mondiaux depuis plus de 10 ans.

>> Le dossier haut niveau

 

Lutte contre le dopage

Information sur la liste des produits interdits, les autorisation thérapeutiques, les contrôles... 
>> la rubrique médicale de la FFME
>> www.santesport.gouv.fr 
>> Agence Mondiale Antidopage
>> Agence française de lutte contre le dopage
>> Conseil de prévention et de lutte contre le dopage

 

Portrait de champions : 

Laetitia Roux est en passe de devenir l'une des skieuses-alpiniste les plus titrées au monde. Interview après une semaine faste où elle à décrochée 5 nouvelles couronnes mondiales...4 victoires sur 4 courses courues (plus la médaille d'or du classement combiné), que ressent-on quand on est la meilleure skieuse-alpiniste du monde ?Laetitia : C'est tout d'abord une énorme satisfaction personnelle d'atteindre son objectif car on repense aux heures d'entraînement passées, aux moments difficiles de doute, de solitude, aux sacrifices qu'on a du faire pour en arriver là. J'ai le sentiment d'être allée au bout de moi-même, d'avoir réussi à me donner à fond. Tout ceci me procure un bien-être physique et psychique.Ces victoires, ça renforce la confiance en soi et l'estime de soi qui sont deux valeurs importantes pour vivre en harmonie avec soi-même et avec les autres. Ce que je ressens c'est une paix intérieure et un immense bonheur. Pouvez-vous revenir sur cette incroyable semaine ?Nous avons commencé par la course par équipe. J'étais très motivée et très excitée par cette épreuve, c'était la 1ère fois que j'avais la chance de courir en équipe en championnat. Avec ma coéquipière, Axelle Mollaret, nous étions sur la même longue d'onde. Nous avions les mêmes motivations, la même envie et la même détermination. Et surtout nous avions vraiment envie de courir ensemble. Au-delà de la performance, ce fut une course magnifique sur le plan humain. Nous avons vraiment fait la course ensemble, j'ai senti cette solidarité qui lie par l'esprit deux coéquipières et rend une équipe plus forte.Puis, nous avons enchainé avec la course individuelle. La course qui m'importait le plus, et bizarrement, c'est celle que j'ai abordée avec le plus de sérénité. Ce fut un jour parfait. Puis les courses se sont enchainées, et se concluaient toutes avec l’or… Lorsque tout se déroule ainsi, on se croirait dans un rêve.Vous attendiez vous à tant de succès ?Ce parcours sans faute, c’est le challenge que je m'étais fixée, et j'y ai cru ! Avec Daniel Mercier, mon entraîneur et sa société Cyclide, nous avons fait attention à tous les détails pour que j'arrive prête sur ces mondiaux. J’étais prête à enchaîner et gagner ces épreuves. De plus, avec mon statut de gendarme, je suis dans des conditions idéales pour m'entraîner, et je suis vraiment tranquille psychologiquement. Sans oublier mon beau début de saison… Je suis donc arrivée confiante à Pelvoux : tous les ingrédients étaient réunis pour que je puisse atteindre mon objectif. Mais rien n'est jamais acquis. Tout peut arriver, d’autant plus lorsqu'il s'agit de courses par équipe, où l’on ne maitrise pas tout. Quelle médaille à le plus de valeur à vos yeux ?La médaille du relais a un caractère sentimental particulier. Nous l'avons gagné à trois, avec Axelle qui est en équipe de France et avec Valentine qui n'en fait pas partie mais qui a toujours été super motivée. Je suis vraiment heureuse pour Valentine qu'on ait décroché cette médaille d'or. Je la dédie Laurent Fabre son mari, qui nous a quitté trop rapidement, mais à qui l'on pense très souvent.Quelle course a été la plus belle pour toi ?Cette fois, c’est moi qui hésite entre la course par équipe qui a été incroyablement belle, car ce fut un bonheur partagé et la VR qui a été très difficile du début à la fin. Entre un sentiment de bonheur et un sentiment de souffrance lequel choisir ? L'arrivée de la Verticale Race fut vraiment intense, un excès d'émotions que le corps n'arrive plus à contenir qui vous transporte. Entre souffrance et joie extrême, le corps ne sait plus si rire ou pleurer. Ce moment d'extase restera gravé dans ma mémoire.Un regret, sur ces Championnats ?Pas de regret, mais un doute, qui concernait le sprint. Le faire ou pas ? J'avais décidé de ne pas le faire, et je suis très heureuse d'avoir tenue ma parole.Aujourd’hui, comment vous sentez vous ? Etes-vous d’attaque pour le reste de la saison ?Laetitia : Après un tel évènement, tant d’émotions, quand tout retombe, ça fait toujours bizarre. Il suffit de se donner quelques jours et ça va repartir pour les coupes du monde, des grandes courses, et les Jeux mondiaux Militaires qui me motivent particulièrement !  Et pour les années à venir, j'ai encore assez de motivation pour continuer ma carrière de ski-alpinisme.Le mot de la fin...Merci à tous, une victoire à domicile est encore plus forte en émotions. Et tant qu'ambassadrice du Club Elite Hautes-Alpes, j'invite d’ailleurs tous ceux qui ont apprécié notre département à venir faire quelques virages à Réallon ou pour ceux qui préfèrent la chaleur, à venir prendre le soleil au bord du lac de Serre Ponçon. Propos recueillis par Auriana Beauté.    

Curriculum VitaeNée le 21 juin 1985Taille : 1m69 pour 50kgClub : Team Ecrins Hautes AlpesEn équipe de France depuis 2007Lieu de vie : Savines le lacPalmarès :7 titres de championne du monde chez les seniors (presque autant en catégorie espoir).Championne du monde individuel en 2010 et 2013Championne du de sprint en 2011Championne du monde de Vertical Race en 2013 Championne du monde par équipe en 2013 Championne du monde de relais en 2013Championne du monde du combiné en 20133 fois vainqueur du classement général de la Coupe du Monde2 fois vainqueur de la Pierra Menta8 titres de championne de France individuel (2006 à 2013)7 titres de championne de France en Vertical race (2006 à 2012)Championne de France de sprint en 2012 Points forts : descentes, manips, passages à piedPoints faibles : les départs et les platsLieu d’entraînement : Savinois, Serre Ponçon et RéallonSpot fétiche : Les Aiguilles de ChabrièresPéché mignon : Les oreilles d'âne (spécialité des Hautes Alpes)Phrase Culte : A cœur vaillant rien d'impossible !Petit Rituel : Boire un jus de citron tout les matins à jeun.Laetitia en trois mots : Passionnée, déterminée, sensiblePortraitLaetitia Roux a découvert le ski-alpinisme à 9 ans, avec son père qui pratiquait le ski de randonnée. « Il m'a initiée au ski alpin à l'âge de 2 ans puis naturellement je suis allée en montagne avec lui pour découvrir le ski de randonnée. » Ce que Laetitia aime particulièrement dans ce sport, c’est la sensation de liberté et d'apaisement qu’il lui procure quand elle se promène sur les sommets, les crêtes ou les arêtes. « C’est mon équilibre, mon bien-être, sur les skis et en montagne, je me sens libre, vivante, bref... dans mon élément ! ».Et si vous lui demandez ce que la compétition vient faire là-dedans, Laetitia n’hésite pas une seconde : « J'aime cette sensation de bonheur intense lorsque je passe la ligne d'arrivée en tête. Cette satisfaction d'avoir réussi à atteindre son objectif. J'ai besoin de me mettre des défis, m'imposer des contraintes pour me sentir vivre. J'aime aller plus loin dans la connaissance et le dépassement de moi-même ».  En juin 2011, la jeune femme intègre la Gendarmerie Nationale en tant qu'athlète de haut niveau, afin de pouvoir se consacrer entièrement à sa carrière sportive.Curieuse, et avide de sensations fortes, Laetitia est une inconditionnelle des sports outdoor : alpinisme, cascade de glace, grimpe, freeride, vtt, triathlon, cyclisme... Mais ce qu’elle apprécie le plus dans sa pratique sportive, ce sont les rencontres. « C'est grâce à ces rencontres, toutes plus magiques les unes que les autres, que je me suis construite et aujourd'hui je me régale à partager mes passions et découvrir celles des autres. »  

 

 William Bon Mardion est un de ces athlètes discrets et passionnés. Skieur de haut niveau, employé et père de famille, il est devenu un acrobate du temps, jonglant avec les heures et comptant chaque minute pour assouvir sa passion, s’épanouir professionnellement et combler ses proches de sa présence. 

Sacré champion du monde à deux reprises et sur les courses les plus prestigieuse des mondiaux de Pelvoux, début février, William nous a prouvé que son organisation fonctionnait, et que son investissement portait ses fruits.
Rencontre avec un sportif émérite... 

Revenons un peu sur ces championnats du monde de ski-alpinisme ; combien de médaille au total décroches tu ? 

Je décroche quatre médailles: deux en or (équipe et individuelle), une en argent (combiné) et une en bronze (relais). Pour moi, mes objectifs sont complètement atteints puisque que gagne les deux courses les plus importantes, à mes yeux, de ces mondiaux. Les deux autres médailles sont comme des cerises sur le gâteau.

 Laquelle de tes médailles a le plus de valeur à tes yeux ? 

La plus belle pour moi, celle qui a le plus de valeur, c’est bien sûr celle de la course individuelle,car elle détermine à mon sens "LE meilleur skieur du monde". Mais j’affectionne également celle de l’épreuve par équipe. Elle est importante à mes yeux car elle représente vraiment les valeurs du ski-alpinisme : l'entre-aide, la solidarité, … Il y a beaucoup de partages et d'émotions dans cette course !! 

Quelle course a été la plus belle pour toi, sur ces championnats du Monde ? 

Celle où je me suis fait le plus plaisir, c’est celle de l'équipe, avec son parcours extraordinaire : de vrais passages à pieds et des parties techniques comme je les aime... et l’esprit d'équipe qui nous a porté avec Mathéo vers la victoire. 

Justement, comment s'est passé l'aventure avec ce nouveau co-équipier ? 

Avec Mathéo nous avions déjà couru une course en équipe début février, sur la course de L'Altitoy. Tout c’était vraiment bien passé. On s’entend bien et c'est super de pouvoir partager ces épreuves avec lui, car nous avons le même niveau et la même approche du sport. Prochainement, nous allons courir la Grande Course ensemble. 

Quand as-tu réalisé que tu allais remporter l'individuelle ? 

L’individuelle, c’était vraiment mon objectif principal. J'étais très concentré et ce n’est qu’au pied de la troisième montée que j’ai réalisé que j’étais bien parti pour gagner, mais il est toujours très difficile de dire ça avant l'arrivée : dans notre sport, tout peut arriver, à n'importe quel moment ! 

Qu’as-tu ressenti en franchissant la ligne d’arrivée ? 

Beaucoup d'émotions, évidemment ! Ce titre est une énorme et une merveilleuse récompense pour toutes les concessions que je fais au quotidien, dans ma vie personnelle . 

Peux-tu nous décrire ton plus beau souvenir sur cette compétition ? 

C’est justement lors de ma victoire sur l'épreuve individuelle, quand j'ai pu retrouver ma copine et mon fils, quelques minutes après avoir passé la ligne d'arrivée. Nous avons partagé un magnifique moment d’émotions. Avec leur soutien quotidien, ils font vraiment partie de ma réussite ! 

As-tu été, à certain moment, traversé par le doute ? 

En amont de la compétition… un peu : j'ai été malade vers le 20 janvier et je suis resté sans jus pendant 10 jours. Je pensais pas retrouver la grande forme pour les championnats. Il a fallut être patient et continuer l'entrainement « sans trop en faire ». La course par équipe étant la première sur ces championnats, je ne savais pas trop comment je me réagirais. Finalement, ça s’est plutôt bien passé ? 

Aujourd’hui, comment te sens tu ? 

Les championnats ont été épuisants, mais plus par leur longueur que par les courses en elles-mêmes. Mais quand on est champion du monde on se sent bien. 

Tu es père de famille, employé et athlète, comment se passe une journée standard pour toi ? 

Les jours où je travaille, je me lève à 4h et je rentre vers 12h40, ensuite je vais m'entrainer à 15h30 et il ne faut pas trainer car je dois récupérer mon enfant avant 18h à la crèche… Puis je m'occupe de lui jusqu'au soir car sa maman rentre du travail vers 20h et je me couche vers 22h30. Les jours où je ne travaille pas sont plus cools : je me réveille vers 7h30 et je m'entraine vers 10h. 

Quelles difficultés rencontres tu pour t'entrainer ? 

Le timing, principalement : L'organisation est très serrée entre boulot, entrainement et vie de famille. Il me faudrait juste plus de temps ... ou ne pas travailler. 

Que te manque-t-il pour aller plus loin dans la performance ? 

Pour l’instant, je m'en sors pas trop mal, mais c'est sur que les choses ne sont pas aussi simples que pour une grande partie des autres coureurs. Je suis un des seuls dans le top 10 de la coupe du monde (avec Pietro Lanfranchi ) à avoir un travail et un enfant (bientôt 2!). Mon emploi du temps est plein à craqué, tout est chronométré. Dans l’idéal, il me faudrait plus temps pour m'entrainer, me perfectionner et … me reposer ! 

Et pour la suite ? Quels sont tes projets pour la fin de la saison, et pour les années à venir ? 

Il y a encore trois étapes de coupe du monde,et les courses d’équipe : la Pierra Menta, Ladamello et la Mezzalama pour cette saison. L'année prochaine il y aura la suite de la Grande Course (qui se court sur deux ans) et pour les années à venir, je garde les mêmes ambitions : faire de belles courses et me faire plaisir.  

Propos recueillis par Auriana Beauté. 

 

A la une de l'actualité 

 

22/05 : Securité matériel

25/04 : Trophée des Hauts forts

10/04 : Championnat départementale des Alpes Maritimes

08/04 : Grand Béal

07/04 : Coupe du monde Madona di Campiglio

05/04 : Championnat de France des clubs

03/04 : ISMF Skimo masters en Chine

03/04 : Coupe de France Serre Chevalier

01/04 : Championnat de France des clubs

31/03 : Championnat de France des clubs

31/03 : Championnat de france par équipe

30/03 : Championnat de France par équipe

26/03 : Championnat régional PACA individuel

19/03 : Pierra Menta 2018

>> Retrouvez les archives de l'actualité du ski-alpinisme